Enrichir le privé et appauvrir les cols bleus, c’est jeter vos taxes par les fenêtres.
Sans convention collective depuis plus d’un an, les cols bleus de Montréal ont déclenché une journée de grève le 4 février dernier. Il s’agissait de leur première journée de grève depuis plus de 15 ans. Dans les dernières années, ils ont perdu de 6 à 7% de leur pouvoir d’achat et la Ville refuse tout rattrapage. Après des mois de négociation infructueuse, les offres sont inacceptables, avec des augmentations salariales inférieures aux villes avoisinantes, ce qui provoquerait encore plus d’appauvrissement pour les cols bleus.
Dans un contexte de crise du coût de la vie, les cols bleus refusent de s’appauvrir afin de pallier une ville mal gérée.
Le contexte économique est difficile, mais essayer d’économiser sur le dos de personnes essentielles qui sont sur la première ligne, c’est une mauvaise gestion des fonds publics.
Quand les cols bleus s’appauvrissent, c’est toute la ville qui en paie le prix.
Montréal repose sur celles et ceux qui l’entretiennent. Les cols bleus sont derrière nos aqueducs, nos parcs, nos routes, nos installations sportives et culturelles, la collecte de nos matières résiduelles, la sécurité de nos lieux publics et plus encore.
Sans eux, rien ne marche. Et aujourd’hui, leurs conditions de travail et leurs équipements se dégradent, ce qui mène notamment à des problèmes de rétention, principalement au niveau des métiers spécialisés.
Comment offrir des services de qualité dans ces conditions?
Appauvrir les cols bleus, c’est aussi diminuer la qualité des services et recourir au privé pour compenser, c’est appauvrir les finances de notre métropole.
C’est littéralement jeter vos taxes par les fenêtres.
Une administration qui promet, mais qui n’investit pas.
Pendant la campagne électorale, on a parlé de collaboration, de respect, d’une ville plus juste. Mais au budget?
→ Aucun geste pour protéger le pouvoir d’achat des employés.
→ Aucun signal de rapprochement à la table de négociation.
Les belles promesses ne se matérialisent pas pour ceux qui sont sur le terrain chaque jour.
Ce qu’on demande : investir dans ceux qui font fonctionner Montréal.
Montréal traverse un contexte économique difficile.
Mais économiser sur le dos de travailleuses et travailleurs essentiels, c’est une mauvaise gestion des fonds publics.
Nous voulons :
✔ un rattrapage juste et raisonnable
✔ des conditions permettant d’offrir des services de qualité
✔ la fin de l’appauvrissement des cols bleus
✔ une négociation réelle, respectueuse et cohérente avec les discours publics
Refuser d’investir dans les cols bleus, ça finit par coûter cher à toute la population.
Une première journée de grève en 15 ans.
Le 4 février dernier, le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, SCFP 301 a tenu une journée de grève de 24 heures, une première depuis 2009.
Cette décision est arrivée après des dizaines de rencontres de négociation et de médiation qui n’ont pas permis d’en arriver à une entente.
Devant les garages de l’arrondissement de Ville‑Marie, où des centaines de travailleuses et travailleurs étaient rassemblés sur une ligne de piquetage, le président du SCFP 301, Jean‑Pierre Lauzon, a réitéré la position du syndicat : les cols bleus ne signeront jamais une entente qui ferait reculer leurs conditions de travail.
Les cols bleus espèrent encore une solution négociée, mais n’excluent pas de devoir recourir à la grève à nouveau.
La Ville doit enfin changer son approche.
Actualité :
Les cols bleus de la Ville de Montréal en grève : une première en plus de 15 ans

