Le SCFP rend hommage à Lise Payette

Le SCFP rend hommage à une grande dame québécoise qui a marqué notre société comme auteure, journaliste, politicienne, féministe et même syndicaliste.

« Le SCFP se souviendra toujours lorsque Lise Payette a appuyé les lock-outés du Journal de Québec, lors d’un des plus gros conflits de travail de l’histoire du SCFP. J’étais le président d’une section locale impliquée dans le conflit à l’époque et aujourd’hui, personnellement et au nom de notre organisation, je lui rends hommage et je la remercie de ce qu’elle a fait pour le droit des travailleurs de négocier collectivement » de déclarer Denis Bolduc, aujourd’hui président du SCFP-Québec.

Avant le conflit au Journal de Québec, Lise Payette signait une chronique dans le Journal de Montréal et dans le Journal de Québec. Se retrouvant publiée malgré elle dans un journal en conflit, elle a refusé que ses chroniques soient reprises à Québec. Selon ce que les différents médias en ont rapporté, Quebecor l’a informée qu’elle n’avait pas le choix. Elle avait alors répondu qu’elle n’avait « jamais franchi une ligne de piquetage de sa vie ». Elle ajoutait aussi qu’il était « étonnant de vivre à une époque où la technologie fait en sorte qu’on se questionne sur nos principes. Franchir une ligne de piquetage par ordinateur, c’est la même maudite affaire. »

Au premier anniversaire du conflit, Lise Payette avait signé un article dans l’édition du MédiaMatinQuébec, le quotidien gratuit que publient les employés du Journal de Québec en conflit depuis un an.

Il ne s’agit pas d’une chronique régulière pour l’ancienne ministre du gouvernement Lévesque, mais d’un article publié à l’occasion d’un triste anniversaire.

Intitulé Les fameuses valeurs québécoises, l’article qu’elle publia pose la question suivante:  A quoi est-on vraiment attaché dans ce Québec dont il paraît qu’on est si fier? Quelles sont ces valeurs « dont on dit qu’elles méritent qu’on se batte pour elles ».

Elle termine son texte en soulignant que « la mémoire devrait peut-être être une de nos valeurs non négociables comme peuple. Pour toujours. » Puis s’adressant directement aux victimes du lock-out de Quebecor, elle conclut par «Je me souviens! En fait, c’est ça que je voulais vous dire aujourd’hui. Je me souviens de vous. Depuis un an déjà. »

Le SCFP remercie madame Payette pour son engagement, sa compassion et son travail acharné pour un Québec plus juste.

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