Les syndiqués de Bell Média inc. entérinent l’entente de principe
1 octobre 2026
C’est le 28 septembre dernier que les soixante-deux employé(e)s de Bell Média inc., membres du SCFP 5407, devaient se prononcer sur l’entente de principe visant le renouvellement de leur contrat de travail. L’assemblée a donc voté à 98 % en faveur de celle-ci.
Le processus a débuté en mars 2026 et a nécessité quinze journées de négociation. Ce renouvellement de convention collective s’est déroulé dans un contexte inflationniste et pour une première fois, dans un milieu de travail multisyndical complexe et en transformation depuis le déménagement de toutes les personnes employées de Bell Média – (RDS, Noovo, CTV, entre autres) – au Campus Bell de L’Île-des-Sœurs en août 2024.
Le contrat de travail est d’une durée de trois ans, dont l’échéance est le 31 mars 2029. Durant cette période, les membres bénéficieront d’une augmentation moyenne de 4,22 % lors de leur intégration aux nouvelles échelles salariales à partir du 1er avril 2026. En incluant cet ajustement, les hausses moyennes globales sur trois ans s’élèveront à 11,92 %.
Le syndicat se réjouit de l’ajout d’un jour férié et d’une bonification de la rémunération des heures supplémentaires, lesquelles seront dorénavant comptabilisées au-delà de l’horaire régulier au quotidien, plutôt qu’après 40 h de travail par semaine. Enfin, les avantages négociés entre les parties préservent les acquis de la convention collective.
« Ce qui me rend heureux, d’une part, c’est d’avoir réussi à modifier les classes salariales qui permettront aux membres de continuer d’évoluer au cours des prochaines années et nous aideront également à franchir un pas de plus vers une meilleure équité interne avec nos collègues des autres unités (RDS, Noovo, CTV, etc.). D’autre part, nous demeurons sur notre appétit quant à la reconnaissance de notre juridiction par l’employeur. Le syndicat a toujours été au rendez-vous pour favoriser la flexibilité et l’agilité tant recherchées par la direction, mais cela ne doit pas se faire au détriment de nos emplois », d’ajouter Marc-André Rousseau, président du SCFP 5407.
« Le syndicat et les membres comprennent la pression et les bouleversements qui affligent l’industrie télévisuelle, mais cela ne justifie pas que l’employeur ne reconnaisse pas le travail effectué par ses employés. La négociation n’a pas permis de résoudre cette question, mais d’autres moyens sont à notre disposition et nous comptons bien les utiliser », de conclure Richard Quesnel, conseiller syndical.
