Les pompiers de Prévost signent enfin!
2 avril 2025
Hier soir, les dirigeants de la section locale 7161, membres du CPSI, représentant la vingtaine de pompiers de la Ville de Prévost, ont finalement signé une nouvelle convention collective après 39 mois sans contrat de travail. Une page s’est tournée, les pompiers ont porté pour la dernière fois leur chandail jaune fluo devenu un symbole de leur mobilisation et ont procédé au nettoyage des camions incendie, restés sales tout au long de la négociation en guise de signe de leur volonté d’améliorer leurs conditions de travail.
Réunis en assemblée générale en février, les membres ont accepté à la majorité la dernière offre proposée par la Ville. Le nouveau contrat de travail d’une durée de cinq ans couvre la période du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026. Celui-ci prévoit des augmentations de salaire de 5 % la première année, de 3,5 % la deuxième et troisième année et de 3 % et 2 % respectivement pour les deux dernières années ainsi qu’une bonification des cotisations au REER collectif.
« Ce n’est pas de gaité de cœur que nous signons cette convention collective mais nous respectons la décision de nos membres que nous remercions profondément pour leur soutien et leur solidarité tout au long du processus de négociation. Nous voulons assurer à la population que nous restons toujours à leur service malgré le fait que nous demeurons un service à temps partiel avec aucune garde interne à la caserne. Nous devons nous tourner vers l’avenir et nous préparer à la création d’une future régie incendie. Le message de nos syndiqués est clair en ce sens et nous sommes prêts à relever le défi! », a déclaré Guillaume Aspireault-Massé, président de la section locale 7161 du SCFP.
Rappelons que la convention collective est venue à échéance le 31 décembre 2021 et que les pourparlers ont commencé au printemps 2022 avant de se poursuivre au début de l’année 2023 avec l’aide d’une conciliatrice. Une première offre finale et globale a été rejetée à l’unanimité en septembre 2023. Le processus de négociation a été marqué par le recours aux moyens de pression et de visibilité de la part des pompiers, par l’imposition de plusieurs mesures disciplinaires venant de l’employeur et finalement, par de nombreux débats juridiques devant les tribunaux qui ont mené, entre autres, à l’annulation d’un congédiement et à la condamnation de la Ville pour avoir exercé un lock-out illégal en empêchant les pompiers de répondre aux appels.