Les brigadières et brigadiers de Québec rejettent l’entente de principe
22 juin 2026
Réunis en assemblée générale jeudi soir dernier, les brigadières et brigadiers de la Ville de Québec ont rejeté, à près de 60 %, l’entente de principe intervenue plus tôt dans la semaine entre leur syndicat et l’employeur. Le syndicat de la brigade scolaire de la Ville de Québec représente environ 300 membres œuvrant sur l’ensemble du territoire.
Au cœur du désaccord se trouve la volonté de la Ville de modifier l’organisation du travail en allongeant les périodes de présence sur le terrain, sans compensation supplémentaire pour les efforts demandés. Pour plusieurs, cette approche donne l’impression que les contraintes associées à leur travail sont insuffisamment considérées.
« Chaque période de travail implique bien plus que la présence à l’intersection : il faut aussi tenir compte des déplacements et de l’organisation que cela exige au quotidien. Les horaires coupés obligent les travailleurs et travailleuses à refuser d’autres opportunités et, pour plusieurs, l’équilibre est déjà fragile entre leurs obligations professionnelles et personnelles. », souligne Nina Laflamme, conseillère syndicale.
Les brigadières et brigadiers expriment également de vives inquiétudes face à des périodes de travail prolongées en plein cœur de la journée, souvent dans des conditions climatiques difficiles. Qu’il s’agisse de froid, de pluie ou de chaleur accablante, plusieurs doivent exercer leurs fonctions sans accès adéquat à un abri.
Actuellement, les plages horaires couvertes par les personnes brigadières permettent d’assurer la sécurité des écoliers à chaque période de la journée.
Le syndicat réitère son ouverture au dialogue, dans l’objectif de trouver des solutions qui respectent à la fois les besoins de la population et la réalité des brigadières et brigadiers.
