Le SCFP se porte à la défense de la mission de TVA Québec
27 mars 2026
Le Conseil provincial du secteur des communications (CPSC) du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) s’oppose à une demande de Québecor auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui aurait pour effet de réduire radicalement la programmation locale de TVA Québec et pourrait porter atteinte à la production locale des autres stations régionales de TVA.
« Tel que formulée, cette demande ferait de TVA Québec une coquille vide, ni plus ni moins. Ce serait une perte immense pour la région de Québec. Il est possible de l’éviter puisque le gouvernement du Québec vient justement d’annoncer un important crédit d’impôt pour soutenir les médias d’information, et que les regards sont tournés vers le gouvernement Carney pour qu’il emboîte le pas », de lancer Steve Bargoné, coordonnateur du secteur des communications du SCFP-Québec.
En février, Québecor a soumis au CRTC une demande de modification des conditions de licence applicables à la station CFCM-DT Québec de Groupe TVA inc. Concrètement, l’entreprise demande au Conseil de permettre une réduction de moitié du nombre d’heures de programmation locale exigées de CFCM et de retirer la mention « qui reflète spécifiquement la région de Québec » des conditions de licence de la station. L’obligation de programmation locale de TVA Québec passerait donc de 16 h à 8 h par semaine. Cela permettrait le déplacement à Montréal de la production de l’émission Salut Bonjour Weekend. Entre autres conséquences, plus d’une douzaine de postes seraient supprimés, tout comme de nombreux quarts de travail reliés à la production de nouvelles locales diffusées autant par CFCM que par les quatre autres stations régionales de TVA.
Dans son intervention au CRTC, le CPSC-SCFP souligne que cette demande « aurait un impact désastreux sur l’emploi à TVA Québec, en plus de diminuer la place de la capitale québécoise à l’écran ». Selon le regroupement syndical, Groupe TVA n’a pas fait la démonstration que sa situation rend inéluctable une telle « montréalisation » des ondes.
L’intervention du CPSC-SCFP est disponible à https://shorturl.at/IGntA
La déréglementation n’est pas la solution aux problèmes financiers du Groupe TVA, qui devrait plutôt miser sur le crédit d’impôt pour les médias d’information créé par le gouvernement du Québec dans son dernier budget afin de soutenir la production de nouvelles locales partout au Québec.
Le Syndicat des employé(e)s de TVA, section locale 687 du SCFP, a reçu l’appui de plusieurs groupes de la région de Québec inquiets des conséquences négatives que pourrait avoir l’approbation de cette demande sur le rayonnement de leurs activités, la démocratie, la culture et l’économie dans la région de Québec. Ces lettres d’appui sont disponibles à https://shorturl.at/JIeWS
Comptant 143 000 membres au Québec, le SCFP représente plus de 6100 membres du secteur des communications au Québec.
