Le SCFP 1500 amorce une grève générale des heures supplémentaires
22 octobre 2026
Le Syndicat des employé-e-s de métiers d’Hydro-Québec (SCFP 1500) amorcera officiellement une grève générale des heures supplémentaires à compter du 23 octobre 2026, à 0 h 01. Ce moyen de pression demeurera en vigueur jusqu’au 2 novembre 2026, à 23 h 59.
Cette étape importante dans la négociation survient alors que le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu aujourd’hui sa décision concernant les services essentiels à maintenir durant la grève. Celui-ci donne raison au syndicat sur la quasi-totalité des éléments en litige, tout en formulant quelques recommandations additionnelles auxquelles le SCFP 1500 a accepté de se conformer.
Rappelons qu’Hydro-Québec demandait initialement l’annulation de l’avis de grève. Dans un deuxième temps, la société d’État réclamait l’ajout de 43 projets et de 107 travaux de maintenance à la liste des services essentiels devant être maintenus pendant le conflit. Le Tribunal n’a toutefois pas retenu l’essentiel des prétentions de l’employeur.
Dans sa décision, le TAT souligne notamment que : « Bien que vaste et détaillée, la preuve administrée par Hydro-Québec met principalement en lumière des retards dans la planification ainsi que certaines difficultés de gestion. Elle ne permet toutefois pas de conclure que l’absence d’heures supplémentaires durant les onze jours que durera la grève serait susceptible de compromettre la santé ou la sécurité publique. »
« Nous sommes satisfaits de la décision puisqu’elle reconnaît que les demandes de l’employeur excédaient largement ce qui était nécessaire pour assurer la protection de la santé et de la sécurité du public. Nos membres tiennent le réseau à bout de bras depuis des années. Ils sont déterminés à obtenir une convention collective à la hauteur de leur expertise et de leur contribution essentielle à la mission d’Hydro-Québec et c’est la raison pour laquelle on se mobilise aujourd’hui », d’expliquer Frédéric Savard, président du syndicat.
La grève des heures supplémentaires s’inscrit dans une série de moyens de pression qui pourraient être déployés au cours des prochains mois si les parties ne parviennent pas à conclure une entente à la table de négociation, alors que la sous-traitance demeure au cœur du litige entre les parties.
Rappelons que le syndicat représente plus de 6200 travailleuses et travailleurs spécialisés et que la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2023. Il s’agit de leur deuxième séquence de grève dans le cadre de la négociation.
