Fin du télétravail : ni vert, ni productif
1 mai 2026
En cette Journée internationale des travailleuses et travailleurs, le SCFP joint sa voix à celle d’autres organisations syndicales québécoises pour dénoncer l’obligation de retour au bureau imposée au personnel de la fonction publique. Cette décision n’offre aucun gain, mais génère du mécontentement alors que le travail peut être effectué efficacement à distance. De plus, ce retour forcé ne s’inscrit aucunement avec le plan de décarbonisation du gouvernement.
« Le déplacement inutile du personnel vers le bureau entraîne une augmentation des gaz à effet de serre (GES). En milieu urbain, cela devient encore plus absurde en engorgeant les routes avec des salarié.e.s qui n’ont aucun besoin de se déplacer », affirme Danick Soucy, président du Secteur des Sociétés d’État du SCFP, qui représente plusieurs membres touchés par ce retour forcé.
Le Conseil du trésor lui-même conclut pourtant que l’impact du télétravail sur la productivité est positif, bien que modéré.
« D’un côté, il y a moins d’espaces de travail disponibles, voire plus du tout dans certains cas, car les employeurs ont réduit les superficies de bureaux ces dernières années. De plus, les espaces de travail en aire ouverte ne correspondent pas toujours aux habitudes des employé.e.s, surtout après 5 ans de télétravail », ajoute Patrick Gloutney, président du SCFP-Québec.
Le comble de l’illogisme demeure les rencontres en « téléprésentiel » au bureau : on oblige des personnes à se déplacer pour assister à des réunions tenues en ligne, alors que d’autres y participent à distance.
« Il est encore temps de faire marche arrière. Profitons de cette Journée internationales des travailleuses et travailleurs pour le faire », concluent les représentants syndicaux.
