Vidéotron – Les employés de Vidéotron de Québec approuvent l’entente
27 mars 2003
Québec, le jeudi 27 mars 2003 – Réunis aujourd’hui à Québec,
les employés de Vidéotron de l’Est du Québec ont approuvé à 84,5 %
l’entente de principe, comme leurs collègues de Montréal l’avaient
fait hier. C’est donc dire que cette entente survient après 322
jours d’un long et acrimonieux conflit de travail. Après une lutte
qui fera date dans l’histoire des relations du travail au Québec,
les syndiqués de Vidéotron rentrent au travail dans la dignité. Ils
avaient déclenché la grève à minuit le 8 mai 2002 pour être mis en
lock-out par leur employeur 15 minutes plus tard.
La ratification de l’entente par l’ensemble
des syndiqués pave donc la voie à la conclusion d’un nouveau
contrat de travail. On estime qu’il faudra environ deux semaines
pour que la signature d’une nouvelle convention collective ait
lieu. L’annulation de la vente du service technique à la compagnie
Alentron sera effective dès cette signature.
Pour la partie syndicale, il importe de rappeler que la réduction
des effectifs d’environ 268 postes, dont 120 techniciens, se fait
sans aucune mise à pied. La réduction des effectifs s’effectuera à
la faveur d’un programme spécial de départs volontaires, en vertu
duquel les employés pourront toucher de 15 à 18 mois de salaire. Le
programme spécial s’adresse à l’ensemble des employés et non pas
aux seuls techniciens.
Les salaires sont gelés pour les trois premières années du contrat
et des augmentations annuelles de 2,5 % seront versées aux employés
en 2005 et 2006. Même si les pourcentages de sous-traitance
autorisés par la convention sont relevés, conséquence directe des
départs volontaires, il importe de préciser que les processus
d’encadrement de cette sous-traitance ont été améliorés.
Le retour au travail des employés se fera progressivement selon les
fonctions et s’échelonnera sur huit ou neuf semaines. D’ici à leur
retour au travail, tous les syndiqués continueront de recevoir des
prestations de grève du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP). Pendant le conflit, les employés en grève recevaient des
prestations bonifiées allant jusqu’à 275 $ par semaine (somme
nette). C’est l’ensemble des syndiqués SCFP de tout le Canada, un
peu plus de 500 000 membres, qui contribuait au soutien financier
des 2200 lockoutés, en plus de nombreux dons et soutiens divers,
principalement de syndicats locaux SCFP et FTQ, mais aussi de
syndicats affiliés à d’autres centrales.
Au Québec, le SCFP représente 7000 membres dans le secteur des
communications (Radio-Canada, Réseau TVA, Global, Radiomédia, TQS,
Telus, Vidéotron, Cogéco, ONF, Journal de Québec, etc). Le SCFP est
aussi présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et
les services sociaux, l’éducation, les transports urbain et aérien,
les sociétés d’État et organismes publics québécois,
l’hydroélectricité et les municipalités. Avec près de 100,000
membres, le SCFP est le plus important affilié de la FTQ.
