Une nouvelle plainte est déposée contre le Journal de Québec en vertu des dispositions anti-scabs du Code du travail
9 novembre 2007
Québec, le
vendredi 9 novembre 2007 Les syndicats des lockoutés du
Journal de Québec ont déposé, hier, une nouvelle plainte à la
Commission des relations du travail (CRT) concernant lutilisation
de travailleurs de remplacement.
Cette fois, cest la journaliste Nathalie
Bissonnette qui est citée dans la plainte déposée en vertu de
larticle 109.1 du Code du
travail (dispositions anti-scabs).Cette dénonciation
sajoute à celle signifiée à la mi-octobre et qui concerne
lutilisation, par le Journal de
Québec, de 15 personnes qui, selon nous, remplissent les
fonctions de salariés en lock-out.
Les individus faisant lobjet des deux plaintes sont apparus dans
le décor médiatique de Québec après le déclenchement, par Quebecor,
du lock-out que lentreprise préparait depuis très longtemps. Ces
journalistes et photographes ne couvraient pas lactualité de
Québec avant le déclenchement du conflit. Pour nous, il est évident
quils remplacent les travailleurs que Quebecor a mis à la rue le
matin du 22 avril dernier.
Bientôt, donc, le Journal de
Québec aura à sexpliquer devant la CRT, tout comme les
personnes visées, dailleurs. Outre Mme Bissonnette, il sagit des
photographes Antoine Leclerc et Geneviève Larivière, des
journalistes Dominique Salgado, Frédéric Perreault, Mélanie
Tremblay, Bernard Plante, Dominique Lavoie, Geneviève Riel-Roberge,
Hubert Lapointe, Marc-André Boivin, Reine May Crescence, Charles
Bolduc, Jancimon Reid et Mathieu Bruckmuller, ainsi que le messager
Yann Perron.
Dans une ordonnance émise le 23 août 2007, en application du même
article 109 du Code du
travail, la CRT a ordonné à la direction du Journal de Québec de cesser de
recourir aux services de quatre personnes qui remplissaient les
fonctions de salariés en conflit.
Malgré cela, le porte-parole du Journal de Québec, Donald Charette,
continue à affirmer sans gêne que le quotidien de la rue Béchard
est fait par les cadres du Journal, ce quil sait pourtant être
faux.
Lentreprise le fait imprimer en grande partie à Mirabel, a recours
à une agence dinfographistes de Québec pour la publicité et traite
les annonces classées à Kanata, en banlieue dOttawa, en plus
dutiliser du personnel dans une salle de presse fantôme en
Ontario. Cest sans compter les textes et photographies produits
par des gens qui prétendent travailler pour Keystone Press, Canoë
ou la nébuleuse agence Nomade.
Avant le lock-out, tout ce travail était fait à Québec par les 252
travailleurs actuellement privés de leurs emplois.
M. Charette prend-il vraiment les gens de Québec pour des valises?
En faisant de telles déclarations, il manque totalement de respect
envers la population. Et quen est-il du respect et du devoir de
loyauté de lentreprise envers ses employés?
