«Un règlement, ça presse» – Alain Gravel, président de la FPJQ
10 octobre 2007
Québec, le
mercredi 10 octobre 2007 Avec en toile de fond lavenir de
linformation à Québec, près dune centaine de journalistes et de
conférenciers ont souligné, hier soir, lurgence de régler le plus
vite possible le conflit qui paralyse depuis près de six mois le
Journal de Québec.
Dirigée par le professeur de journalisme
Jean-Claude Picard, de lUniversité Laval, la conférence-débat sur
lavenir de linformation régionale était animée par le président
de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ),
Alain Gravel, de la députée de Taschereau, Agnès Maltais, du
secrétaire général de la CSN, Yves Fortin, et du président de la
Chambre de commerce de Québec, Daniel A. Denis. Aucun membre du
personnel-cadre du Journal de
Québec nétait présent à cette discussion de deux heures.
À lemploi de Radio-Canada depuis plusieurs années, Alain Gravel a
mis en évidence une tendance lourde à la montréalisation et la
centralisation de lensemble de la presse québécoise, lun des
enjeux principaux du lock-out actuel. Au sujet de la qualité de
linformation, il a également montré du doigt le «commerce de la nouvelle» qui se fait
chez un employeur concurrent au sien. Selon lui, la concentration
aussi atteint un seuil critique, même si les effets ne sont pas
seulement négatifs. «Quest-ce
que je peux dire de plus? Nous ne sommes pas un syndicat, mais il
est temps que le conflit se règle. Ça presse», a-t-il dit
après la rencontre.
Agnès Maltais
Agnès Maltais, pour sa part, a mentionné que le gouvernement
pouvait poser des gestes pour améliorer la situation actuelle. La
députée du PQ souhaite ramener un peu de rigueur dans le milieu
journalistique. «On remplace
linformation par lémotion. Cest facile, rapide et payant. Si on
ne se mobilise pas, on va perdre le combat de linformation
régionale et cette information est capitale. Nous ne sommes pas des
consommateurs, mais bien un public qui a droit à
linformation», a-t-elle dit.
Mme Maltais a dailleurs félicité le travail des artisans du
MédiaMatinQuébec.
«Il faut le saluer, ils se
battent pour nous.» Elle sest également demandé si le
provincial ne devrait pas reprendre le contrôle du secteur culture
et communication en rapatriant les pouvoirs du CRTC.
Interrogée si les lois du travail nétaient pas devenues désuètes,
la députée a étalé une problématique au sujet dun événement récent
la concernant: «Je sens quon
transgresse les lois sur mon dos. Je refuse de travailler avec des
scabs et je me retrouve dans le Journal de Québec.»
En raison de son rôle important vis-à-vis les hommes daffaires de
la région, le président de la Chambre de commerce a finalement été
interpellé pour sensibiliser ses membres aux enjeux du conflit. Il
na pas pris position clairement.
Prenez note que cet article a été publié aujourdhui dans le
MédiaMatinQuébec, le
quotidien gratuit des lockoutés du Journal de Québec. Cet article est
présentement accessible en ligne sur le site Internet
www.mediamatinquebec.com .
