UN AN DE LOCK-OUT À MALARTIC !
28 avril 2003
Malartic, le lundi 28 avril 2003 – En Abitibi, cest un
triste anniversaire pour les cols blancs de la Ville de Malartic.
Les syndiqués, en majorité des femmes, sont sous le coup dun
lock-out depuis un an. En effet, le 29 avril 2002, cherchant à
abolir la clause de sécurité demploi, la mairesse de la
municipalité imposait un lock-out à ses employés.
Un an plus tard, les sept employés cols blancs
sont toujours à la rue et la population, qui appuie largement les
syndiqués, est exaspérée. Présidente du syndicat des cols blancs,
affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ),
Marjolaine Boutin précise que, déjà à la mi-octobre, des citoyens
déposaient à lhôtel de ville une pétition de plus de 600 noms, sur
une population totale denviron 3800, demandant la démission du
conseil municipal. Dautre part, le syndicat de son côté
recueillait 950 signatures à sa propre pétition dappui.
La sécurité demploi au cur du conflit
La sécurité demploi reste au cur des divergences entre
ladministration municipale et les employés. Il nest pas inutile
de rappeler que cest à la suite dune grève de quatre mois et demi
en 1999, que les syndiqués avaient obtenu cette clause.
Depuis le début du lock-out, la Ville prétend que sa situation
financière ne lui permet pas de maintenir la sécurité demploi des
syndiqués. Cependant, elle refuse de fournir au syndicat les
documents pertinents qui permettraient de vérifier cette
affirmation. Les élus municipaux ont même demandé à la Commission
daccès à linformation de bloquer toute demande en ce sens. Pour
la partie syndicale, il est clair que la Ville cherche à cacher des
choses et quil sagit dun lock-out abusif et injustifié.
Dautre part, toujours en octobre, une enquête du ministère du
Travail a conclu que la municipalité a enfreint le Code du travail
en embauchant une employée, une « scab », pour accomplir des tâches
normalement exécutées par les salariés cadenassés.
Syndiqués et citoyens vont descendre dans la rue
Une manifestation est prévue dans les rues de Malartic pour
souligner ce triste anniversaire. Le samedi 10 mai, aura lieu une
grande marche organisée par le secteur municipal du SCFP, en
collaboration avec les syndicats FTQ de lAbitibi-Témiscamingue. Le
défilé partira du restaurant Tim Hortons vers 14h30 pour se
terminer devant lhôtel de ville.
Le SCFP représente environ 70% de lensemble des employés
municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est
présent dans 10 autres secteurs dactivités au Québec, entre
autres, la santé et les services sociaux, léducation, les
transports urbain et aérien, lhydroélectricité, les sociétés
dÉtat et organismes publics québécois et les communications.
Comptant au total près de 100,000 membres au Québec, il est le plus
important syndicat affilié de la FTQ.
