Services de la sécurité du revenu à Montréal – LE SCFP RAPPELLE CERTAINS FAITS
17 octobre 2003
Montréal, le vendredi 17 octobre 2003 – Le Syndicat des
fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP 429) est étonné de la
sortie publique du Syndicat de la fonction publique du Québec
(SFPQ), qui demande le rapatriement par Québec des services de la
sécurité du revenu et de l’aide à l’emploi actuellement offerts par
la Ville de Montréal. Il est important de comprendre que cet enjeu
fait présentement l’objet de discussions tripartites entre le
gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et le syndicat
concerné. Le 2 juillet dernier, les fonctionnaires municipaux
entérinaient l’entente de principe conclue avec la Ville pour le
renouvellement de leur convention collective, mais rendaient sa
signature conditionnelle à la reconduction de l’entente entre la
Ville de Montréal et le gouvernement du Québec concernant les
services de la sécurité du revenu. « Il serait donc malvenu de
mettre en péril le contrat de travail de près de 10 000 syndiqués
en tentant de tirer la couverture de son bord », affirme le
président du syndicat, Daniel Papillon Demers.
De plus, il est primordial de comprendre
l’origine de la situation actuelle. Bien loin de « sous-traiter »
des services gouvernementaux, les fonctionnaires municipaux
assurent la continuité d’un service qui a d’abord été bâti à
Montréal. En 1936, à la suite de la grande crise économique, les
gouvernements avaient décidé de venir en aide aux plus démunis qui
se trouvaient principalement dans la Métropole. Par la suite, ce
service a été étendu graduellement à l’ensemble de la province.
L’entente initiale entre Québec et Montréal a ensuite été
reconduite périodiquement. Aujourd’hui, cette situation est
d’ailleurs parfaitement compatible avec la décentralisation de la
gestion des services gouvernementaux.
Enfin, le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal se
fait un point d’honneur de permettre à ses membres d’occuper des
emplois de qualité, particulièrement pour les jeunes qui entrent
sur le marché du travail. Les employés municipaux qui oeuvrent aux
services de la sécurité du revenu ont à cur d’offrir le meilleur
service possible aux prestataires. « C’est d’ailleurs dans
l’intérêt public de poursuivre la collaboration historique entre
Québec et Montréal. Grâce à l’intégration des divers services, les
prestataires sont rapidement pris en charge et reçoivent le
meilleur support possible. C’est un avantage concret pour des
personnes souvent démunies. Défaire cela serait un recul pour ces
gens », de conclure Daniel Papillon Demers.
Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP 429)
représente quelque 10 000 fonctionnaires municipaux qui travaillent
dans près de 350 emplois différents, tant à la Ville de Montréal
qu’au sein de sociétés paramunicipales telles que la Société du
Parc des îles (SPI), la Société d’habitation et de développement de
Montréal (SHDM), la Société de développement de Montréal (SDM),
l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), le Parc Six
Flags (la Ronde), la Cité Nordelec inc., la Corporation Anjou 80 et
Stationnement de Montréal. Le SCFP, quant à lui, représente environ
70 % de tous les employés municipaux au Québec. En plus du secteur
municipal, le SCFP est présent dans 10 autres secteurs d’activité
au Québec, dont les services sociaux, l’éducation, les transports
et les communications. Comptant près de 100 000 membres, il est
aussi le plus important syndicat affilié à la FTQ.
