La grogne prend de l’ampleur
10 mars 2005
Montréal, le jeudi 10 mars 2005 – Dans
la foulée des moyens de pression entrepris par les étudiants et
ceux annoncés par les enseignants, c’est maintenant au tour des
employés de soutien technique, administratif et manuel de 15
commissions scolaires, de quatre collèges, et des employés
professionnels de Laval-Rive-Nord (regroupement de trois
commissions scolaires), de faire part de leur mécontentement au
gouvernement Charest. Et cette grogne risque de s’amplifier si
Québec tente d’imposer un gel des salaires dans le secteur public
pour une deuxième année consécutive.
Tous membres du Syndicat canadien de la
fonction publique (SCFP), le plus important syndicat affilié à la
FTQ, ces 11,000 syndiqués se penchent actuellement sur les moyens
de pression qu’ils pourraient exercer pour appuyer leurs
revendications. Les négociations piétinent depuis des mois et ils
souhaitent voir avancer leur dossier plus rapidement.
«Nous terminerons bientôt notre consultation des instances
syndicales dans le soutien, les collèges et les professionnels.
Nous présenterons aux membres, lors d’assemblées qui se tiendront
entre le 15 et le 31 mars prochain, un plan de mobilisation
s’échelonnant jusqu’à l’automne. Ce plan inclura un vote de grève à
exercer au moment jugé opportun», a souligné le vice-président
du secteur de l’éducation du SCFP, Claude Bélanger. On suggérera
également aux membres d’exercer des moyens de pression au
printemps, y compris la participation à ceux annoncés la semaine
dernière par le front Commun FTQ-CSN. À cet égard, des rencontres
entre représentants de la FTQ et de la CSN ont déjà eu lieu pour
coordonner les actions à venir.
Sans convention collective depuis 20 mois, les syndicats du secteur
de l’éducation du SCFP représentent les travailleurs de Commissions
scolaires et de Cégeps de Montréal, Verdun, Repentigny, Longueuil,
Châteauguay, Valleyfield, Sainte-Hyacinthe, Laval, Sainte-Thérèse,
Saint-Jérôme, Québec, Portneuf, Rouyn, Val-d’Or, Témiscamingue et
de la Baie-James.
«La coupe est pleine, nous ne pouvons plus supporter le mépris
que subissent les travailleurs dans les commissions scolaires et
les cégeps. Si les citoyens savaient seulement la moitié de ce qui
s’y passe et de ce qui s’y dépense, ils seraient scandalisés. Au
cours des prochaines semaines, nous nous ferons un devoir
d’informer la population de la situation réelle dans les écoles et
les collèges», de conclure Claude Bélanger.
