POURSUITE DU MOUVEMENT DE GRÈVE ROTATIVE DES FONCTIONNAIRES ŒUVRANT DANS LE SECTEUR DE L’AIDE SOCIALE À MONTRÉAL
27 mars 2003
Montréal, le jeudi 27 mars Les fonctionnaires du Service
du développement social et communautaire de la Ville de Montréal
poursuivent aujourdhui leur mouvement de grève rotative entrepris
en janvier dernier. Environ la moitié des Centres locaux demploi
du territoire de lex-Ville de Montréal seront affectés par les
moyens de pressions exercés par quelque 600 syndiqués.
Lobjectif de leur plan daction na pas
changé : combattre lintention exprimée par le gouvernement du
Québec de rapatrier les services daide sociale, qui sont, depuis
quelque 80 ans, administrés par la Ville. Pas question, pour les
syndiqués, de renoncer à leur lien demploi avec la Ville en
passant sous la coupe du gouvernement du Québec.
«La période électorale nous paraît un moment propice pour
rappeler aux partis politiques notre position», estime Daniel
Papillon Demers, le président du Syndicat des cols blancs de
Montréal. «Et comme la lutte à la pauvreté occupe une place de
choix dans leurs programmes respectifs, nous sommes convaincus que
leurs candidats nous prêteront une oreille attentive. Dautant plus
que notre approche est basée sur une expertise unique qui naurait
pu se développer sans les liens de proximité quau fil des
décennies nous avons cultivés avec la population montréalaise.»
Les fonctionnaires municipaux qui uvrent dans le secteur de laide
sociale vivent dans lincertitude depuis plusieurs années. Ils
souhaitent que le comité technique mis en place par la Ville de
Montréal et le gouvernement du Québec, dont les travaux de
documentation prendront fin en juin prochain et les recommandations
finales seront connues en septembre, en vienne à conclure, comme
eux, à la nécessité de renouveler lensemble des ententes de
services en matière de sécurité du revenu et de certains services
demploi pour une durée dau moins cinq ans.
Le SFMM (SCFP-429) représente quelque 10,000 fonctionnaires
municipaux qui travaillent dans près de 350 emplois différents tant
à la nouvelle Ville de Montréal quau sein de sociétés
paramunicipales telles que la Société du Parc des îles (SPI), la
Société dhabitation et de développement de Montréal (SHDM), la
Société de développement de Montréal (SDM), lOffice municipal
dhabitation de Montréal (OMHM), le Parc Six Flags (la Ronde), la
Cité Nordelec inc., la Corporation Anjou 80, et Stationnement de
Montréal. Le SCFP, quant à lui, représente environ 70% de tous les
employés municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le
SCFP est présent dans 10 autres secteurs dactivité au Québec, dont
les services sociaux, léducation, les transports et les
communications. Comptant près de 100,000 membres, il est aussi le
plus important syndicat affilié à la FTQ.
