PAUL MOIST EST ÉLU PRÉSIDENT DU SCFP NATIONAL
29 octobre 2003
Québec, le mercredi 29 octobre 2003 – Réunis en congrès à
Québec, les membres du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) ont choisi Paul Moist pour succéder à Judy Darcy à la
présidence nationale du plus grand syndicat au Canada
«La défense de nos membres et des services
qu’ils fournissent est ma priorité, a affirmé Paul Moist, président
du SCFP-Manitoba et vice-président général du Conseil national
exécutif du SCFP. J’ai l’intention de miser sur les forces de notre
syndicat – en appuyant les membres à la table de négociation, en
édifiant des sections locales fortes, en stoppant la privatisation
sous toutes ses formes et en exigeant un financement accru pour le
réseau de la santé et d’autres services publics.»
En 1975, à l’âge de 19 ans, Paul Moist, alors jardinier pour le
Service des loisirs et des parcs de la ville de Winnipeg devenait
membre du SCFP. Il a d’abord milité à l’exécutif de sa section
locale puis, de 1983 à 1993, à titre de conseiller syndical du
SCFP. À ce titre, il a aidé à la rédaction et à la négociation des
conventions collectives pour ses consurs et confrères. En 1993, on
l’élit président de la section locale 500 qui représente 5,000
travailleuses et travailleurs municipaux de Winnipeg et, en 1997,
il devient président du SCFP-Manitoba.
Paul Moist est, depuis longtemps déjà, le plus important leader
syndical du Manitoba, une province profondément enracinée dans le
mouvement syndical. On lui doit plusieurs victoires, entre autres,
la campagne qui a réussi à empêcher la ville de Winnipeg de sabrer
dans les salaires des employés municipaux. L’année dernière, au nom
de tous les salariés de la ville, il a dirigé les négociations pour
l’établissement d’un régime de retraite administré conjointement.
Plus récemment, il menait à bien une campagne pour garder publiques
la propriété et l’exploitation du nouveau système de traitement des
eaux usées de Winnipeg.
Bachelier de l’Université du Manitoba, Paul Moist collabore avec
plusieurs organisations communautaires. Il a été tour à tour
trésorier de Centraide et vice-président de la Société d’assurance
publique du Manitoba.
Cinquième président national du SCFP, qui a quarante ans cette
année, Paul Moist est le premier président originaire de l’Ouest.
Il entend s’attaquer immédiatement à deux dossiers clés, la
Colombie-Britannique et le Québec, où les premiers ministres
menacent de privatiser et de sous-traiter des services publics
vitaux. Mais les autres dossiers retiendront tout autant son
attention, entre autres la grève menée par les travailleuses des
maisons pour femmes victimes de violence à Amherst, en
Nouvelle-Écosse, et celle des travailleuses et travailleurs de
soutien scolaire de Wadena, en Saskatchewan.
Le congrès du SCFP se poursuit au Centre des congrès de Québec
jusqu’à vendredi. Soulignons que jeudi à 14 heures, le chef du NPD
fédéral Jack Layton s’adressera aux congressistes.
Le SCFP représente 535,000 travailleuses et travailleurs du secteur
public au Canada, notamment dans les hôpitaux, les écoles, les
garderies et les municipalités.
