Négociations des cols bleus regroupés de Montréal – LA VILLE A FAIT UNE SORTIE PUBLIQUE INOPPORTUNE
9 décembre 2002
Montréal, le lundi 9 décembre 2002 Le Syndicat des cols
bleus regroupés de Montréal (SCFP) juge inopportune et sans
fondement la conférence de presse tenue vendredi dernier par la
Ville de Montréal. Lors de ce point de presse, les représentants de
la municipalité ont accusé le syndicat des cols bleus de Montréal
davoir déposé des demandes « excessives » et de ne pas sêtre
présenté à une rencontre avec le conciliateur un peu plus tôt cette
même journée. En conséquence, la Ville a demandé au gouvernement du
Québec la nomination dun médiateur.
Le syndicat des cols bleus regroupés de
Montréal se dit surpris par cette sortie publique intempestive de
la partie patronale. « Il semblerait que la Ville a pris le premier
prétexte venu pour lancer une campagne de relations publiques
contre nous », affirme Michel Fontaine, conseiller syndical au
SCFP. La direction savait que le syndicat ne pouvait assister à la
rencontre prévue vendredi matin. En effet, les représentants
syndicaux avaient avisé le conciliateur quils étaient alors dans
un sprint de négociations pour les syndiqués de Six Flags. « Dans
ce genre de situation, mieux vaut battre le fer quand il est chaud
et conclure une entente quand on sent quil est possible, à très
court terme, de fermer le dossier. Les faits nous ont donné raison
puisquun cadre de règlement a effectivement été trouvé avec les
représentants de Six Flags ce matin-là », souligne Michel Fontaine.
Tôt vendredi, le conciliateur avait donc indiqué au syndicat que la
Ville comprenait très bien la situation et que la rencontre prévue
allait tout simplement être reportée. « Quelques heures plus tard,
la direction tenait sa conférence de presse pour demander un
médiateur. Est-ce quils pensent que cela va passer comme une
lettre à la poste? », sinterroge Michel Fontaine. Pour le SCFP, la
conciliation se poursuit donc toujours et les représentants des
cols bleus attendent une réponse formelle de la Ville concernant
leur projet dharmonisation des conventions collectives déposé le 2
décembre dernier.
Concernant les demandes syndicales, Michel Fontaine rappelle que,
contrairement à ce qui est véhiculé, la Loi 170 nimpose pas aux
parties dharmoniser les conventions collectives à coût nul. « Nous
sommes toujours dans une étape de libre négociation, insiste-il.
Par conséquent, nous pouvons trouver le règlement le plus
avantageux pour les deux parties sans pour autant être liés par la
formule du coût nul. De plus, de notre point de vue, il est de
notre devoir de sassurer, comme partout ailleurs, que nos membres
qui font un travail équivalent ont des conditions de travail
équivalentes. Pour que la fusion soit une réussite, il est
important dharmoniser rapidement les conventions collectives.
Cest aussi simple que cela ».
Le SCFP représente environ 70 % de lensemble des employés
municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est
présent dans 10 autres secteurs dactivités au Québec, entre
autres, la santé et les services sociaux, léducation, les
transports urbain et aérien, lhydroélectricité, les sociétés
dÉtat et organismes publics québécois et les communications.
Comptant au total près de 100 000 membres au Québec, il est le plus
important syndicat affilié de la FTQ.
