Municipalité de Sayabec – DES NÉGOCIATIONS QUI TRAÎNENT EN LONGUEUR
3 octobre 2002
Rimouski, le jeudi 3 octobre 2002 – À Sayabec, les
négociations entre la municipalité et les employés municipaux
piétinent. Pour le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP), l’administration municipale fait tout pour faire traîner un
dossier qui devrait être réglé depuis longtemps. La séance de
conciliation prévue pour demain, 4 octobre, vient d’être annulée à
la demande de la partie patronale et au grand dam de la partie
syndicale.
« Il ne s’agit pas d’un dossier complexe où
il y a des centaines d’employés, alors quand on voit la
municipalité engager un avocat et prendre plus d’un an pour régler
le dossier d’un groupe de 15 personnes, on commence à se poser de
sérieuses questions », fait remarquer le conseiller syndical et
porte-parole des employés Gratien Bélanger. Il considère qu’à voir
l’administration municipale se traîner les pieds comme elle fait,
les contribuables de Sayabec sont en train d’être les vrais
perdants « quand on sait que l’avocat engagé par la municipalité
coûte plus cher que l’écart qui sépare les parties à la table!
»
Depuis 1992, les salaires des employés municipaux de Sayabec n’ont
été augmentés que de 2 % sans indexation. La convention collective
des 15 cols bleus et cols blancs est échue depuis le 31 décembre
2000. Les salariés de la municipalité de Sayabec sont membres de la
section locale 1142 du SCFP qui regroupe aussi ceux des villes
d’Amqui, Causapscal, Lac-au-Saumon et Saint-Léon-le-Grand.
Par ailleurs, le SCFP représente environ 70 % de l’ensemble des
employés municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le
SCFP est présent dans 10 autres secteurs d’activités au Québec,
entre autres, la santé et les services sociaux, l’éducation, les
transports urbain et aérien, l’hydroélectricité, les sociétés
d’État et organismes publics québécois et les communications.
Comptant au total près de 100 000 membres au Québec, il est le plus
important syndicat affilié de la FTQ.
