Menace de grève à Saint-Hyacinthe
6 janvier 2005
Saint-Hyacinthe, le jeudi 6 janvier
2005 – Réunis hier soir en assemblée générale, les employés
cols bleus de Saint-Hyacinthe ont voté à 98 % pour exercer, en
temps opportun, des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la
grève générale. Cette décision fait suite au rejet unanime des
offres patronales lors d’un vote secret tenu le 14 décembre
dernier. Une dernière séance de négociation a eu lieu le 21
décembre mais, face au manque de bonne volonté de l’employeur, le
syndicat s’est retiré et a demandé au ministère du Travail
l’intervention d’un conciliateur pour tenter de rapprocher les
parties.
La convention collective des cols bleus, affiliés au SCFP, est
échue depuis le 31 décembre 2002. Le syndicat déplore l’attitude de
fermeture des représentants municipaux et la lenteur des
pourparlers. « On mettra la pression qu’il faut pour que
l’employeur revienne à la table de négociation avec l’attitude
appropriée pour en arriver à une entente. Depuis 1988, toutes les
conventions collectives ont été renouvelées sans recours à des
moyens de pression alors je pense bien qu’avec un peu de bonne
volonté de la part de la Ville, on parviendra à un accord »,
affirme Richard Chicoine, président du syndicat des cols bleus de
Saint-Hyacinthe (SCFP 4636).
Le SCFP représente environ 70 % de l’ensemble des employés
municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est
présent dans 10 autres secteurs d’activités au Québec, entre
autres, la santé et les services sociaux, l’éducation, les
transports urbain et aérien, l’hydroélectricité, les sociétés
d’État et organismes publics québécois et les communications.
Comptant au total près de 100 000 membres au Québec, il est le plus
important syndicat affilié à la FTQ.
