Lock-out au Journal de Québec Un nouveau conciliateur est nommé
26 septembre 2007
Québec, le
mercredi 26 septembre 2007 Dans le dossier du lock-out au
Journal de Québec un
nouveau conciliateur vient dêtre nommé par le ministère du
Travail. Il sagit de monsieur Jean Poirier, en remplacement de
monsieur Jacques Peltier qui prendra sa retraite dici peu.
Le nouveau conciliateur sapproprie présentement le dossier. Il a
tenu une rencontre technique avec les représentants syndicaux et a
fait de même avec la partie patronale. Aucune rencontre de
négociation na toutefois eu lieu depuis sa nomination.
Rappel du
lock-out au Journal de
Québec
Les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont sous le coup
dun lock-out décrété par lemployeur le 22 avril. En solidarité
avec leurs collègues jetés sur le trottoir, les employés de
limprimerie ont voté la grève à 97%. Avant le déclenchement du
lock-out, aucun des trois syndicats navait même demandé de mandat
de grève à leurs membres.
Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent
cinq jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien
gratuit, pour rappeler leur cause à la population de Québec. Aucun
piquet de grève na été érigé par les syndiqués. Depuis la
fondation du Journal de
Québec en 1967, aucun conflit de travail navait eu lieu. Il
y a un an et demi, tous les employés syndiqués du Journal avaient accepté de reconduire
la convention collective pour un an en partenariat avec lemployeur
qui faisait face à un concurrent, Le Soleil, qui passait au format
tabloïd pour mieux le concurrencer.
Malgré le conflit, le Journal de
Québec continue dêtre publié. Dans une décision rendue le
23 août 2007, en application de larticle 109 du Code du travail
(dispositions anti-scabs), la Commission des relations du travail
(CRT) du Québec a ordonné à la direction du Journal de Québec de cesser de
recourir aux services de quatre personnes qui remplissaient les
fonctions de salariés en conflit.
Quebecor/Corporation Sun Media a entrepris plusieurs recours légaux
pour empêcher la publication du MédiaMatinQuébec. Toutes ses démarches
ont échoué.
Les employés salariés du Journal de Québec sont tous membres du
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) En plus des
employés du Journal, le
SCFP compte 7000 membres dans les communications au Québec et est
présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et les
services sociaux, les universités, léducation, les transports
urbain et aérien, les sociétés dÉtat et organismes publics
québécois, lhydroélectricité et les municipalités. Avec près de
100,000 membres, le SCFP reste le plus important affilié de la FTQ
qui, elle-même, est la plus imposante centrale syndicale au Québec
avec 500,000 membres.
