Lock-out à Malartic – LES COLS BLANCS NE FONT PLUS CONFIANCE À LA MAIRESSE
7 octobre 2003
Malartic, le mardi 7 octobre 2003 – Les cols blancs de
Malartic ont perdu tout espoir que Guy-Ann Desjardins puisse
trouver une issue au lock-out qui dure depuis plus d’un an. Selon
le syndicat, la mairesse, par son entêtement et sa fermeture
d’esprit, refuse carrément de négocier. Les cols blancs rappellent
à la population que leur clause de sécurité d’emploi ne coûte rien
et n’a jamais fait augmenter les taxes municipales. Pour les
cadenassés, il suffirait d’un peu d’imagination et de bonne volonté
afin de trouver d’autres tâches à la personne qui assumait le
second poste de commis-comptable. Par exemple, la mairesse actuelle
veut construire une nouvelle bibliothèque, il y a nécessairement là
une ouverture pour l’embauche de personnel.
Le conseiller syndical du SCFP, Georges
Landry, en a assez de l’attitude bornée de la mairesse, « Elle
parle constamment d’une prime de départ de 50 000 $. C’est de la
pure fabulation, il n’a jamais été question de cela. Les élections
approchent et les cols blancs espèrent pouvoir discuter avec des
responsables qui sauront négocier et qui auront surtout la volonté
de négocier. Ce lock-out dure déjà depuis trop longtemps. On veut
des élus qui vont être constructifs au lieu d’entretenir des
chicanes inutiles ».
Le SCFP représente environ 70 % de l’ensemble des employés
municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est
présent dans 10 autres secteurs d’activité au Québec, entre autres,
la santé et les services sociaux, l’éducation, les transports
urbain et aérien, l’hydroélectricité, les sociétés d’État et
organismes publics québécois et les communications. Comptant près
de 100 000 membres au Québec, il est le plus important syndicat
affilié à la FTQ.
