Les chauffeurs d’autobus rejettent massivement les offres patronales
10 novembre 2002
Sherbrooke, le dimanche 10 novembre 2002 – Réunis ce matin en
assemblée générale, les chauffeurs d’autobus de Sherbrooke ont
relevé le défi lancé par leur employeur. Ils ont étudié les offres
patronales, dites finales, avant de les refuser dans une proportion
de 98% lors d’un vote secret (95 contre, 2 pour).
Pour le conseiller syndical Jean-Pierre Roy,
le message est clair et la Société de transport de Sherbrooke (STS)
devra en prendre bonne note, « Ils ont beau dire que ce sont des
offres finales, ce n’est que de la rhétorique. Dans les faits, ces
offres sont inacceptables pour nos membres et on se dirige vers une
grève d’une durée indéterminée. Un jour, la STS devra comprendre
que nos revendications sont justes et raisonnables. Nous avons
d’ailleurs basé nos demandes de rattrapage sur des évaluations
d’emplois effectuées par une équipe professionnelle payée par
l’employeur».
Jean-Pierre Roy ajoute que le syndicat des chauffeurs poursuit
toujours ses objectifs : équité salariale, pauses payées, programme
de retraite anticipée et clause contre la sous-traitance. En ce qui
a trait à question salariale, le syndicat demande évidemment
l’indexation des salaires au coût de la vie. Rappelons que, à la
STS, la tâche de commis comptable a été évaluée scientifiquement
par le comité d’équité salariale de la Société. L’étude, qui n’est
pas contestée par la STS, a conclu que ce titre d’emploi, à
prédominance féminine, est un travail de valeur équivalente à celui
de chauffeur d’autobus et que ces deux emplois méritent une
rémunération de 21,47 $ (pour 2001). En ce moment, un chauffeur
d’autobus de la STS touche une rémunération fixe de 18,65 $
l’heure, sans égard à l’ancienneté. Rappelons aussi que les
chauffeurs travaillent sur un horaire de 7,5 heures par jour, sur
une amplitude possible de 12 heures, et ce, sans période de repas
et sans pauses payées.
En plus des quelque 115 chauffeurs de la STS regroupés au sein de
la section locale 3434, le SCFP représente 6 500 membres dans le
transport urbain au Québec. Outre ce secteur d’activité, le SCFP
est aussi présent dans 10 autres secteurs, entre autres, les
universités, les communications, l’éducation, les municipalités, le
transport aérien, la santé et les services sociaux. Comptant au
total près de 100 000 membres au Québec, il est le plus important
syndicat affilié de la FTQ.
