Grève à Sainte-Béatrix – LE CONFLIT S’ENLISE
7 mai 2003
Sainte-Béatrix, le mercredi 7 mai 2003 Le conflit de
travail continue, entre les employés de Sainte-Béatrix et la
direction de la municipalité. Rappelons que les syndiqués ont voté
à lunanimité pour la grève en février et quils ont débrayé le 11
mars dernier. La grève entre donc dans sa neuvième semaine. Les
syndiqués sont dailleurs plus déterminés que jamais à venir à bout
de lentêtement du maire Arbour.
«Sans motif valable, le maire de Sainte-Béatrix refuse aux
employés une clause de sécurité demploi identique à celle quont
obtenu les syndiqués de la plupart des autres municipalités de
Lanaudière. Pire, il affirme quil serait irresponsable daccorder
une telle clause. Le maire Arbour accuse-t-il publiquement les
maires des autres municipalités dêtre irresponsables?»,
sinterroge Serge Leboeuf, conseiller syndical au SCFP.
Les grévistes tiennent à rappeler que la
clause de sécurité demploi demandée ne pourra jamais faire en
sorte quun employé soit payé à ne rien faire. Ceux qui affirment
le contraire connaissent mal la réalité des employés municipaux et
essaient de tromper la population. La clause de sécurité demploi
protègera les personnes qui travaillent actuellement, peu importe
la tâche quelles effectueront. Comme il y aura toujours des
travaux à faire dans une municipalité, surtout en période de
croissance, les employés seront toujours bien occupés. Pour les
syndiqués, la sécurité demploi signifie : être reconnus, respectés
et, surtout, protégés contre les changements délus à lHôtel de
Ville.
Le SCFP représente environ 70 % de lensemble des employés
municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est
présent dans 10 autres secteurs dactivités, entre autres, la santé
et les services sociaux, léducation, les transports urbain et
aérien, lhydroélectricité, les sociétés dÉtat et organismes
publics québécois et les communications. Comptant au total près de
100,000 membres au Québec, il est le plus important syndicat
affilié de la FTQ.
