FIN DE LA GRÈVE À L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL
16 mai 2003
Montréal, le vendredi 16 mai 2003 – Le personnel de soutien
de l’Université de Montréal (UdeM) a accepté à 72% la proposition
de règlement soumise mardi soir par la conciliatrice du ministère
du Travail, Suzanne Thérien. Cette acceptation vient mettre un
terme à la grève des employés qui avait commencée le 28 février
dernier.
La proposition de règlement soumise par la
médiatrice-conciliatrice du ministère du Travail ne vise pas la
question de l’équité salariale. Sur cette question, le syndicat
conserve ses droits à l’égard de toutes les questions soulevées
dans le cadre des poursuites actuellement pendantes devant la Cour
supérieure visant la loi sur l’équité salariale, ainsi que la
plainte en discrimination salariale déposée à la Commission des
droits de la personne et des droits de la jeunesse. Cette
disposition a permis le règlement d’aujourd’hui. La bataille pour
l’élimination de la discrimination salariale se poursuivra.
La nouvelle convention collective sera d’une durée de trois ans,
soit de sa signature jusqu’au 30 novembre 2005. Ce contrat de
travail prévoit l’introduction d’une nouvelle structure salariale.
La fusion de plusieurs classes salariales (de 24 à 12) procure des
hausses de salaires particulièrement avantageuses pour les plus bas
salariés.
En plus de cette restructuration, les taux horaires de salaire en
vigueur au 20 novembre 2001 sont majorés de 1,8%. Par la suite, les
augmentations sont 2,5% à compter du 1er décembre 2001 et de 2% au
1er décembre 2002. Pour la période du 1er décembre 2003 au 30
novembre 2004, les pourcentages des augmentations sera celui
consenti par le gouvernement du Québec aux employés des secteurs
public et parapublic. Pour la période du 1er décembre 2003 au 30
novembre 2004, les salariés réguliers à temps complet travaillant
35 heures recevront un montant forfaitaire leur permettant
d’atteindre un plancher salarial fixé à 30000 $ (par année). Les
rétroactivités seront versées dans les 45 jours ouvrables après la
signature de la nouvelle convention.
Par ailleurs, les deux parties s’engagent à procéder à une démarche
intensive afin de régler la centaine de demandes de réévaluation
des emplois présentement en attente de décision. Un comité mixte
déterminera sous peu un plan de travail et un échéancier à cet
égard.
Enfin, la proposition acceptée aujourd’hui, prévoit aussi un
protocole de retour au travail. En vertu de ce protocole, le
syndicat mettra fin à sa grève le 18 mai à 23h59. Le retour au
travail des employés réguliers à temps complet et à temps partiel
se fera à compter de mardi.
La section locale 1244 du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) regroupe un peu moins de 2000 employés de soutien de l’UdeM,
dont plus de 80% sont des femmes. D’autre part, le SCFP représente
quelque 15,000 membres dans le secteur de l’éducation, dont 8000
dans les universités québécoises, principalement du personnel de
soutien. Présent dans plusieurs autres secteurs d’activités, comme
les communications, les municipalités, la santé et les services
sociaux, l’hydroélectricité, les sociétés d’État et organismes
publics québécois, les transports urbain et aérien, le SCFP compte
près de 100,000 membres, ce qui en fait le plus important syndicat
affilié à la FTQ.
