Fin de la Grande Marche Montréal-Québec – LES SYNDIQUÉS DE VIDÉOTRON REMETTENT UNE PÉTITION DE 72,961 NOMS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE
15 octobre 2002
Québec, le mardi 15 octobre 2002, à 5 h 30 – Partis de
Montréal il y a dix jours, les 19 marcheurs et marcheuses de
Vidéotron seront accueillis, vers 9 h 30 ce matin, par plus d’un
millier de personnes sur les plaines d’Abraham. Par la suite, vers
les 10 heures, les 19 marcheurs de Vidéotron et leurs sympathisants
se dirigeront vers la colline parlementaire pour porter leur
pétition d’appui aux syndiqués de Vidéotron. On s’attend à ce que
le premier ministre, Bernard Landry, rencontre brièvement le groupe
de marcheurs. Mais, c’est à la députée de Crémazie, Manon Blanchet,
que reviendra la tâche de procéder au dépôt officiel, à l’Assemblée
nationale, de la pétition signée par 72,961 personnes.
Pour le Syndicat canadien de la fonction
publique (SCFP) auquel sont affiliés les syndiqués de Vidéotron,
cette marche et la diffusion de la pétition auront permis de
sensibiliser et d’informer des dizaines de milliers de personnes
sur les principaux enjeux du conflit de travail et de son
importance pour l’ensemble des travailleurs syndiqués.
Au terme cette marche de 260 kilomètres, le président du Syndicat
des employés de Vidéotron pour l’Ouest du Québec, Yves Lalonde, a
dressé le bilan de cet événement. « Le message est clair, nos
membres sont mobilisés, déterminés et prêts à poursuivre cette
bataille. Ils sont prêts à aller jusqu’au bout, comme les marcheurs
et les marcheuses l’ont fait. Quebecor doit comprendre qu’il ne
pourra pas écraser le mouvement syndical et les travailleurs
québécois. Avec la remise d’une pétition de plusieurs dizaines de
milliers de signatures, nous espérons que le gouvernement fera
pression sur Quebecor Media afin qu’il négocie de bonne foi. Il est
dans l’intérêt de tous, y compris de tous les citoyens québécois,
qu’une solution acceptable soit trouvée dans les meilleurs délais.
C’est uniquement par la négociation, mais par une véritable
négociation, qu’un règlement pourra être trouvé ».
Les appuis financiers se multiplient
Démontrant une fois de plus l’ampleur et le sérieux de l’appui dont
jouissent les syndiqués de Vidéotron, Louis Bolduc, adjoint
directeur canadien des Travailleurs unis de l’alimentation et du
commerce (TUAC) fera l’annonce, un peu plus tard ce matin, d’un don
de 30,000 dollars en soutien aux travailleurs de Vidéotron. Cette
contribution vient s’ajouter à de nombreuses autres, dont celle
toute récente du Syndicat des professionnels du gouvernement du
Québec (SPGQ) qui a fait parvenir 10,000 dollars aux cadenassés de
Vidéotron.
D’autre part, on se souviendra qu’à la mi-septembre le Syndicat des
Métallos avait consenti un prêt sans intérêt de 2 millions de
dollars aux syndiqués de Vidéotron et que le SCFP avait reçu
l’appui du Syndicat canadien des Communications, de l’Énergie et du
Papier (SCEP) et du Syndicat des travailleurs et des travailleuses
des Postes (STTP) qui rendaient disponibles leurs fonds de soutien
d’une valeur également de 2 millions de dollars.
Les 2,200 employés de Vidéotron sont représentés par deux syndicats
SCFP : le 2815 qui regroupe environ 1 800 membres dans l’Ouest du
Québec, principalement à Montréal et le 1417 qui en représente
environ 400 autres dans l’Est du Québec, principalement à Québec.
Les syndiqués qui ont entrepris la marche Montréal-Québec étaient
tous membres du SCFP 2815.
Comptant au total 7,000 membres dans les communications au Québec,
le SCFP est aussi présent dans plusieurs autres secteurs, notamment
la santé et les services sociaux, les universités, l’éducation, les
transports urbain et aérien, les sociétés d’État et organismes
publics québécois, l’hydroélectricité et les municipalités. Avec
près de 100 000 membres, le SCFP est le plus important affilié de
la FTQ.
