Défusions municipales – Pas d’économies sur le dos des fonctionnaires
1 juin 2004
Montréal, le mardi 1er juin 2004 – Dans le cadre du débat
sur les fusions/défusions, le Syndicat des fonctionnaires
municipaux de Montréal (SCFP-FTQ) tient à prévenir la population
qu’elle ne doit pas espérer faire des économies en diminuant les
conditions de travail des cols blancs.
« La loi 9 est claire à ce sujet, déclare le
président, Daniel Papillon Demers. Aucun fonctionnaire de
l’actuelle Ville de Montréal ne verra son salaire réduit, ni ne
sera mis à pied ou licencié, du seul fait de la réorganisation.
Pour le personnel muté à une municipalité défusionnée, ce transfert
n’entraînera aucune réduction de traitement. Dans tous les cas, il
y aura maintien de l’ancienneté, des avantages sociaux et de la
participation au régime de retraite. »
Il précise de plus que les dispositions actuelles de la convention
collective prévoient le maintien des conditions qui y sont
définies, et ce, jusqu’à ce qu’une nouvelle convention ait été
négociée, même lorsqu’un décret ordonne la création d’une nouvelle
municipalité. « Il est important que la population soit bien au
fait de la situation car les défusionnistes ne donnent pas toute
l’information et font de fausses promesses de réductions des coûts.
», ajoute-t-il.
Insécurité chez les fonctionnaires
Le syndicat a clairement pris position contre les défusions et
s’inquiète de l’avenir de Montréal. Le SFMM (SCFP-FTQ) est aussi
préoccupé par l’incertitude et l’insécurité que génère la menace
des défusions. Dans les deux dernières années, les réorganisations
n’ont pas été toujours faciles, et, au moment où les choses
commençaient à prendre forme, d?autres bouleversements s’annoncent.
Afin de sécuriser ses 9000 membres, le syndicat a donc entrepris
une campagne d’information interne. « Nous leur avons déjà
distribué un bulletin spécial d’information et publié un reportage
sur la question dans le dernier numéro de notre journal syndical. »
« Les référendums du 20 juin prochain sont d’une importance
capitale pour l’avenir de Montréal. Nous nous impliquons parce
qu’il est de notre devoir de contribuer au succès de ce grand
projet. Nous espérons que dans tous les arrondissements où se
tiendront des votes, les citoyens et les citoyennes sauront peser
la portée du geste qu’ils poseront », conclut Daniel Papillon
Demers.
Ce communiqué et d’autres infos sur le site scfp.qc.ca
