Coûts de la sous-traitance dans les municipalités – Le SCFP n’est pas surpris
7 août 2001
Montréal, le mardi 7 août 2001 Claude Hétu,
directeur-adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) au Québec et responsable des dossiers municipaux, nest
guère surpris des données compilées par le conseiller municipal
Richard Théorêt qui démontrent que, depuis deux ans, les factures
des sous-traitants de la Ville de Montréal ont augmenté de 30 à 100
%.
« Nous lavons déjà dit, le plus souvent, les
municipalités se leurrent lorsquelles confient en sous-traitance
des travaux qui pourraient être faits par leurs employés »,
rappelle-t-il. « Dautant plus quavec le récent jugement de la
Cour suprême, la question est claire maintenant. », ajoute Claude
Hétu qui estime que, à la lumière des récents développements tant
juridiques quéconomiques, la question de la sous-traitance devra
nécessairement être réévaluée par les administrations municipales.
Depuis plusieurs années, la question de la sous-traitance a été au
cur des préoccupations des syndicats demployés municipaux. Elle a
souvent fait lobjet de débats juridiques entre les municipalités
et les syndicats. Le 13 juillet dernier, dans la cause qui opposait
la Ville de Sept?Îles à la section locale 2589 du SCFP (FTQ), la
Cour suprême a confirmé, à six juges contre un, que tous les
ouvriers dune compagnie sous-traitante embauchée par une
municipalité doivent bénéficier des mêmes conditions de travail que
les employés de cette ville. Le plus haut tribunal du pays a
confirmé que laccréditation et la convention collective chez
lemployeur principal se transportent chez le sous-traitant qui
doit sy conformer.
Le SCFP représente les employés cols bleus et cols blancs de la
Ville de Montréal et environ 70 % de lensemble des employés
municipaux au Québec. Avec près de 100 000 membres dans 11 secteurs
dactivités, le SCFP est également le plus important affilié de la
FTQ.
