Chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Sherbrooke – FIN DU CONFLIT DE TRAVAIL
24 novembre 2002
Sherbrooke, le dimanche 24 novembre 2002 – Les usagers
sherbrookois du transport en commun seront soulagés. Les chauffeurs
et chauffeuses d’autobus de la Société de transport de Sherbrooke
(STS), affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP), ont ratifié à 72% le cadre de règlement convenu mercredi
dernier, dans une assemblée où le taux de participation était de
85%. Ce vote met donc fin au conflit de travail à la STS. Le
règlement intervient après de 35 rencontres de négociation, 12
séances de conciliation mais aussi après trois arrêts de travail
qui auront totalisé cinq jours de grève.
En vertu du nouveau contrat de travail, d’une
durée de quatre ans, les chauffeurs d’autobus verront leur salaire
horaire passer du taux actuel de 18,65$ à 20,79$ au 1er mars 2005,
soit une bonification totale de 11,5%. Autre point central de
l’entente pour les chauffeurs urbains, l’employeur a renoncé à la
création de postes à temps partiel ou de remplaçants surnuméraires.
Plusieurs autres dispositions conventionnelles ont aussi été
améliorées, notamment pour la prise des vacances, le paiement des
congés fériés à 150% et la semaine de quatre jours de travail pour
une partie des chauffeurs en fonction de l’ancienneté. Pour
Jean-Pierre Roy, conseiller syndical et porte-parole à la table des
négociations, « il s’agit d’une entente avantageuse pour les
chauffeurs urbains ».
En plus des quelque 115 chauffeurs de la STS regroupés au sein de
la section locale 3434, le SCFP représente 6,500 membres dans le
transport urbain au Québec. Outre ce secteur d’activité, le SCFP
est aussi présent dans 10 autres secteurs, entre autres, les
universités, les communications, l’éducation, les municipalités, le
transport aérien, la santé et les services sociaux. Comptant au
total près de 100,000 membres au Québec, il est le plus important
syndicat affilié de la FTQ.
