Augmentation des tarifs : ni les usagers, ni les employés n’ont à faire les frais d’une mauvaise gestion à la Société de Transport de Montréal
7 mai 2003
Montréal, le mercredi 7 mai 2003 – La présidente de la
section locale 2850 du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP-FTQ), représentant les quelque 700 membres du personnel
administratif, technique et professionnel de la STM, voit une
étrange coïncidence dans l’annonce de l’augmentation des tarifs,
faite au moment même où ses membres, en assemblée, donnaient un
mandat unanime de moyens de pression à leur exécutif.
«S’il ne s’agit pas d’une manuvre de l’employeur pour se
positionner dans la négociation et manipuler l’opinion publique
pour masquer sa mauvaise gestion et faire porter l’odieux sur les
syndiqués, je ne sais pas ce que c’est», a indiqué Chantal
Labrecque.
Rappelons que ces employés, sans convention
collective depuis janvier dernier, demandent des augmentations de
3% par année, assorties d’un montant annuel de 1000 dollars intégré
aux échelles salariales, pour un contrat de 3 ans.
L’employeur, pour sa part, veut imposer une convention collective
de 5 ans sans augmentation la première année et avec 2% pour les
années subséquentes. En plus de vouloir imposer du temps
supplémentaire obligatoire, l’administration de la STM cherche
également à augmenter le nombre et la durée des emplois précaires.
«Cette négociation est importante pour nos membres et ils nous
l’ont clairement signifié en assemblée générale hier. Mais, nous
voulons également voir plus loin en soulevant une fois de plus le
sous-financement chronique du transport en commun sur l’Île de
Montréal. Qu’est-il arrivé au Rapport Bernard, déposé en début
d’année, qui soulignait à grands traits ce sous-financement, le
désengagement des municipalités, l’engorgement des ponts et la
pollution générée par l’utilisation des automobiles?», a
demandé la présidente syndicale.
Le SCFP représente quelque 6500 membres dans le transport urbain au
Québec. En plus de ce secteur d’activité, le SCFP est présent dans
10 autres secteurs, entre autres, la santé et les services sociaux,
l’éducation, les municipalités, le transport aérien et les
communications. Comptant au total près de 100 000 membres au
Québec, il est le plus important syndicat affilié de la FTQ.
