Colloque en santé et sécurité du SCFP-Québec: « S’adapter pour mieux prévenir »
7 mai 2026
Aujourd’hui, au Centre des congrès de Saint-Hyacinthe, prend fin le colloque annuel du SCFP-Québec en santé et sécurité du travail (SST), tenu cette année sous le thème « S’outiller pour mieux prévenir ». Durant deux pleines journées, les personnes participantes ont pu participer à une série de conférences et d’ateliers portant notamment sur la prévention en SST, la gestion des risques professionnels et la santé mentale.
Mercredi matin, le colloque a accueilli Annie Landry, directrice du service de la SST de la FTQ, qui a parlé du Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation et de ses aspects pratiques. En après-midi, les personnes participantes pouvaient choisir entre trois ateliers durant le premier bloc: revue de la jurisprudence, identification des risques et calcul de la base salariale. Un deuxième bloc offrait des ateliers portant sur la jurisprudence, les particularités de la juridiction fédérale ainsi que les événements qui débordent du cadre normal du travail en matière de lésion psychologique.
En soirée, le prix Dorothy-Sauras a été décerné à Jean Lavoie de la section locale 1108, et le prix Relève SST, à Krystina Ferguson de la section locale 375.
Jeudi, la neuroscientifique Mélissa Canseliet est venue traiter d’équilibre à l’ère hyperconnectée, puis Julie Fournier, travailleuse sociale psychothérapeute, a parlé de la compassion et de sa fatigue. Les ateliers du jour portaient sur les nouveaux règlements en réparation; le droit de refus et le règlement interne des plaintes sous le Code canadien du travail; et la conciliation d’un dossier de lésion professionnelle.
« Le thème de ce colloque résonne particulièrement fort dans le contexte que nous vivons. Nos milieux de travail sont en constante évolution, marqués par des réorganisations, la pénurie de main-d’œuvre, l’intégration de nouvelles technologies comme l’IA, l’intensification du travail, la pression des États-Unis dans des secteurs d’emploi clés au Québec, les répercussions de la guerre et la résurgence de l’inflation. De plus, les dossiers de SST deviennent de plus en plus complexes et nombreux. Comme toujours, les employeurs contestent systématiquement les réclamations, assignent temporairement nos travailleurs qui devraient être en arrêt de travail ou refusent des accommodements raisonnables », a affirmé en ouverture Frédéric Morin, président du Comité provincial de la santé et de la sécurité du travail du SCFP-Québec.
« C’est par le dialogue et la collaboration que nous renforçons notre action syndicale et notre capacité à défendre efficacement la santé, la sécurité et la dignité des travailleuses et des travailleurs. La SST, c’est l’affaire de toutes et tous, et c’est par notre action collective que nous ferons avancer la dignité, la santé et la sécurité dans nos milieux de travail », a conclu Annie Vaillancourt, v.-p. à la formation du Comité.
