Candiac, on ne fait rien avec une bouchée de pain!
14 octobre 2026
Aidons nos employés municipaux à garder notre ville heureuse
Notre Ville, une fierté en commun
La Ville de Candiac souligne sur son site Web qu’elle est la « 4e ville la plus heureuse au Québec » selon le « palmarès Léger des villes du bonheur ». Elle précise que « cette reconnaissance témoigne de la qualité de vie à Candiac et de tout ce qui contribue au bien-être de la population : des parcs et espaces verts aux installations récréatives, en passant par les activités, les services municipaux et les projets qui façonnent la ville de demain ».
Pour les employés municipaux, c’est une grande fierté et c’est, en bonne partie, le fruit de leur expertise conjuguée à leurs efforts.
Des nuages à l’horizon?
Mais aujourd’hui, ces artisans de votre milieu de vie ont une crainte : un roulement de personnel inquiétant et une perte d’expertise qui guettent la Ville. Depuis 2019, les employés cols blancs ont perdu près de 7,33 % de leur pouvoir d’achat. L’enjeu est clair : pour que la Ville maintienne sa trajectoire d’excellence, elle doit garder ses emplois attractifs de manière à maximiser le savoir-faire de son personnel. On ne fait rien avec une bouchée de pain.
La convention collective des cols blancs est échue depuis le 31 décembre 2025. Les négociations avaient commencé en novembre. Elle avait été conclue en pleine pandémie et alors que la Ville manquait temporairement de moyens. Les employés avaient consenti à une convention collective de sept ans avec des augmentations salariales totalisant 15,75 %. Ils comptent sur un rattrapage dans le cadre de la présente négociation.
Jusqu’à présent, la négociation a connu d’important progrès et plusieurs étapes importantes ont été franchies en vue de conclure une entente. Cependant, deux éléments demeurent en litige : la reconnaissance de l’expérience et l’horaire variable pour les inspecteurs municipaux.
La Ville veut appliquer une reconnaissance de l’expérience des employés nouvellement embauchés pour accélérer leur progression dans l’échelle salariale, question de faciliter le recrutement. Le syndicat est ouvert à l’idée, mais exige que ce soit fait avec des règles claires, équitables et qui permettent un recours. Il faut éviter que les personnes qui sont déjà en place soient dévalorisées, faire en sorte que la reconnaissance d’expérience soit accordée selon des critères objectifs, et permettre au syndicat de déposer un grief en cas d’irrégularité.
Aussi, la Ville souhaite imposer des horaires de soir et de week-end aux inspecteur municipaux, mais ne peut donner suffisamment d’exemples de besoins ou de situations qui justifieraient de tels horaires. Là encore, le syndicat propose différentes mesures pour s’assurer que tous les besoins des citoyens soient couverts, comme le temps supplémentaire, la création de postes ou une table de concertation.
Pour les employés cols blancs, il est clair que de tels horaires ne sont pas nécessaires et seraient même contre-productifs. En effet, l’embauche et la rétention sont difficiles pour ce type de poste. L’imposition d’horaires « repoussoirs » irait donc dans le mauvais sens.
Les conditions gagnantes
La Ville connaît une croissance soutenue et affiche des surplus dépassant les 22 millions de dollars pour l’année 2025.
Dans ce contexte, il est incontournable que Candiac accorde à ses employés cols blancs des conditions de travail qui assurent la compétitivité de la Ville comme employeur. L’excellence des services repose sur la maximisation de l’expertise interne et sur un bas niveau de roulement de personnel.
Des moyens de pression en vue
Le 6 juillet 2026, les cols blancs ont tenu une assemblée commune. Un vote secret a été tenu sur un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée. L’appui des cols blancs a été de 96 % avec un taux de participation de 63 %.
Les employés sont donc mobilisés pour obtenir les conditions de travail qui leur donneront les moyens de contribuer à la haute qualité de vie à Candiac.
Les 70 employés municipaux cols blancs de Candiac sont membres de la section locale 2912 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
