Soutien à domicile : l’éléphant accouche d’une souris
30 janvier 2026
Le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) du SCFP déplore vivement que la nouvelle politique gouvernementale en matière de soutien à domicile choisisse une fois de plus de s’appuyer sur le secteur privé pour offrir des soins et services essentiels, au lieu de renforcer le réseau public et ses équipes spécialisées.
En misant sur le privé, le gouvernement rate l’occasion de consolider le réseau public, d’assurer une réelle coordination des soins et de répondre durablement aux besoins croissants de la population. Il est pourtant clair que les CLSC disposent déjà de l’expertise, de la proximité avec la population et de la capacité organisationnelle nécessaires pour assumer pleinement la mission du soutien à domicile.
« Nous préconisions des solutions concrètes et réalistes, fondées sur l’expertise du terrain : le déploiement d’équipes interdisciplinaires complètes, stables et formées, intégrées aux CLSC et capables d’offrir l’ensemble des services requis en soutien à domicile », d’expliquer Sonia Bureau, présidente par intérim du CPAS. « Nos propositions ont été écartées au profit d’un modèle fragmenté qui confie des pans importants des soins à des fournisseurs privés ou en proposant la création de nouveaux titres d’emplois moins qualifiés. »
Le syndicat considère que cette politique rate une occasion majeure de faire du soutien à domicile un véritable pilier du système public de santé et de services sociaux.
« Investir dans les équipes spécialisées du réseau, plutôt que de multiplier les contrats privés, aurait permis d’offrir des services complets, accessibles et humains, tout en assurant une utilisation responsable des fonds publics. Dans ce cas, le gouvernement ou l’éléphant a accouché d’une souris », d’ajouter Patrick Gloutney, président du SCFP-Québec.
Les représentants syndicaux réitèrent que le soutien à domicile doit être assuré par le réseau public, pour le public.
