«Bienvenue à Une-Montagne-et-Demie!»
26 janvier 2026
Les employés cols blancs de la Ville de Deux-Montagnes veulent éviter la diminution des services à la population. Pourtant, c’est ce qui pourrait arriver.
Sans contrat de travail depuis plus de deux ans et embourbés dans un processus de négociation infructueux, les travailleuses et travailleurs se font demander des reculs qui ne reflètent pas la valeur de leur travail. Dans un contexte où l’embauche est difficile et où la surcharge s’accentue, l’épuisement s’installe et ce sont les citoyennes et citoyens qui risquent d’en payer le prix.
Si la Ville veut livrer l’ambitieux développement lié à l’inauguration du REM tout en maintenant l’ensemble de ses services, elle doit investir dans les personnes qui les rendent possibles.
« Nous avons adopté un ton humoristique avec notre thème de la montagne coupée pour illustrer les enjeux à la population. Mais la situation est sérieuse », d’expliquer Christopher Brown, président de la section locale 1620 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les quelque 35 cols blancs de la Ville de Deux-Montagnes.
« Notre employeur, la Ville de Deux-Montagnes, fait déjà face à des difficultés d’embauche et judiciarise inutilement les relations de travail. Les employés assument une charge de travail élevée et l’épuisement les guette. Même que le salaire de certains est insuffisant pour joindre les deux bouts. Il faut donc obtenir dès que possible un contrat de travail qui va les revaloriser. Sans cela, avec toute l’expansion immobilière en cours, c’est certain que les services ne pourront pas suivre », a-t-il conclu.
La convention collective est arrivée à échéance le 31 décembre 2023. Les négociations ont commencé en octobre 2024. À ce jour, environ une douzaine de rencontres de négociation ont eu lieu et l’employeur maintient la ligne dure.
Le 23 octobre dernier en assemblée générale, les membres ont rejeté une offre patronale qui comportait des reculs majeurs. Lors de la même assemblée, 88 % ont voté en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève.
Leurs augmentations salariales de 2021 à 2023 ont été de 2 % par année, alors que l’inflation était de 3,8 % en 2021, de 6,7 % en 2022 et de 4,5 % en 2023. Il y a un roulement de personnel excessif parmi les cols blancs, plusieurs d’entre eux démissionnant pour aller obtenir de meilleures conditions de travail dans le secteur privé.
