Virage à droite au feu rouge à Montréal – LES CHAUFFEURS D’AUTOBUS SONT CONTRE
17 février 2003
Montréal, le lundi 17 février 2002 – Les chauffeurs
d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) s’opposent
fermement au virage à droite au feu rouge (VDFR). Lors d’audiences
qui se tiendront à l’hôtel de ville de Montréal, jeudi après-midi
(20 février), les chauffeurs défendront leur position sur cette
question. Dans leur mémoire, on peut lire qu’ils sont
«profondément convaincus que l’implantation du VDFR amènera
beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages» et que «le
VDFR sera [?] une source de conflits permanents avec les
différents usagers de la route». Les chauffeurs urbains
identifient six situations à risque, sinon carrément dangereuses.
Claude Benoît, président du Syndicat des
chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et employés des services
connexes au transport de la STM (SCFP 1983), affilié à la FTQ,
considère que «la sécurité de tous les citoyens devrait être la
première priorité de la Ville de Montréal dans ce dossier».
Pour lui, le VDFR ne fera que compliquer le travail des chauffeurs
urbains qui doivent déjà composer avec des automobilistes de plus
en plus pressés et impatients, des cyclistes, des amateurs de
planche à roulette, de patins à roues alignées et des piétons
souvent téméraires.
Les chauffeurs rappellent également qu’il n’existe que trois
possibilités pour situer un arrêt d’autobus à une intersection,
soit 1) placer l’arrêt à plusieurs dizaines de mètres de
l’intersection, 2) le placer au coin de la rue, ou 3) de l’autre
côté de l’intersection (far side). Présentement, la plupart
des arrêts se trouvent au coin des rues, le plus proche possible de
l’intersection, ce qui apparaît comme la solution optimale. Le
premier cas de figure, soit l’arrêt situé à bonne distance de
l’intersection, a été déjà été à peu près éliminé à Montréal, à la
suite de recommandations du coroner à l’ancienne STCUM (aujourd’hui
STM). Quant aux deux autres emplacements possibles, les chauffeurs
estiment que l’autorisation du VDFR mettra en péril la sécurité des
usagers de la route, en plus de nuire à l’objectif poursuivi par le
législateur, soit une meilleure fluidité de la circulation.
Le Syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et
employés des services connexes de la STM (SCFP 1983) représente
plus de 3600 personnes, dont 3000 chauffeurs à la conduite des 1550
autobus qui assurent le service de transport en commun du grand
Montréal, 365 jours par année, sept jours sur sept, 24 heures sur
24. Annuellement, les chauffeurs assurent le service de 185 lignes
et parcourent plus de 72,000,000 de kilomètres.
Le mémoire, qui sera défendu jeudi après-midi, peut être consulté
sur le site Web du SCFP-Québec (http://scfp.qc.ca.web5.cbti.net/publications.php)
et représente la position du SCFP 1983.
Au total, le SCFP représente environ 6500 membres dans le transport
urbain au Québec, notamment à la Société de transport de la Rive
Sud de Montréal (STRSM), à Trois-Rivières, à Sherbrooke et à
Saguenay. Outre ce secteur d’activité, le SCFP est aussi présent
dans 10 autres secteurs, entre autres, les communications, les
universités, l’éducation, les municipalités, le transport aérien,
la santé et les services sociaux. Comptant au total près de 100,000
membres au Québec, il est le plus important syndicat affilié de la
FTQ.
