Panique injustifiée à la Société du Parc Jean-Drapeau
11 janvier 2008
Montréal, le
vendredi 11 janvier 2008 Le Syndicat des cols bleus de la
Société du Parc Jean-Drapeau ne comprend pas lultimatum lancé
aujourdhui par les dirigeants du Parc qui menacent dannuler la
Fête des Neiges si les syndiqués nabdiquent pas par écrit – leur
droit à exercer des moyens de pression pendant cette activité.
Contrairement aux prétentions de lemployeur, aucun avis de grève
na encore été envoyé. Le syndicat déplore que des fausses
informations soient lancées sur la place publique.
«Quelle
mouche les a piqué? On a dit quon était prêts à faire la grève si
les discussions navançaient pas, mais de notre côté on mise
toujours sur les négociations. Les pourparlers se poursuivent
dailleurs et le conciliateur est toujours actif dans le dossier.
Lultimatum lancé aujourdhui est un geste irresponsable»,
indique Michel Parent, président du SCFP 301. Le syndicat ne
comprend pas non plus lattitude intransigeante de la partie
patronale. «On demande uniquement
la parité avec les employés de la Ville de Montréal qui exerçaient
les mêmes fonctions au Parc il ny a pas si longtemps. Sans cette
équité fondamentale, on créerait deux classes de travailleurs, ce
qui est inacceptable pour nous.»
Le Syndicat des cols bleus de la Société du Parc Jean-Drapeau
représente 220 travailleurs. La question de léquité dans les
statuts demploi des salariés et les clauses monétaires sont les
principaux points en litige.
Le SCFP représente environ 70% de lensemble des employés
municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est
présent dans 10 autres secteurs dactivités au Québec, entre
autres, la santé et les services sociaux, léducation, les
transports urbain et aérien, lhydroélectricité, les sociétés
dÉtat et organismes publics québécois et les communications.
Comptant au total près de 100,000 membres au Québec, il est le plus
important syndicat affilié de la FTQ.
