Le sondage de l’IPPP révèle finalement que les Québécois sont très satisfaits de leurs services publics et très sceptiques à l’égard des PPP
20 novembre 2007
Montréal, le
mardi 20 novembre 2007 Mardi après-midi, lInstitut pour
les partenariats public-privé (IPPP) rendait publics les résultats
dun sondage sur les partenariats public-privé (PPP) auprès des
Québécois. Pour le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP-FTQ), ce sondage révèle, entre autres, que les Québécois ne
veulent pas des partenariats public-privé pour la gestion de leau,
le transport en commun et les services correctionnels. Ils sont par
ailleurs très hésitants lorsquon leur propose des PPP pour la
livraison des soins de santé.
Une autre
lecture que celle de lIPPP
Soixante-treize pour cent des Québécois estiment que leurs services
publics sont toujours aussi bons ou se sont améliorés depuis 2005,
selon un sondage réalisé par Léger Marketing pour le compte de
lInstitut québécois pour les partenariats public-privé. Le même
sondage révèle également que 58 pour cent de la population
québécoise estime que les services publics au Québec sont égaux ou
supérieurs à ceux des autres provinces canadiennes.
Ce sondage, qui vise à faire la promotion des partenariats
public-privé, démontre plutôt que les Québécois ne croient pas que
les partenariats public-privé permettront au gouvernement de
réaliser des économies. Ainsi, lorsquon leur demande quels
seraient les principaux effets des PPP, seulement 38 pour cent des
mille répondants estiment que ce mode de fourniture de services
publics améliorerait la qualité des infrastructures et des services
à long terme, et un maigre 21 pour cent cite la réduction des coûts
comme effet prévisible. De multiples études ont démontré que les
PPP sont un mode de fourniture de services qui coûte beaucoup plus
cher à lÉtat, au point de nuire aux services eux-mêmes.
Le sondage démontre également que les Québécois jugent leurs
services publics avec beaucoup dindulgence, malgré les récents
scandales liés à la négligence des autorités à légard de
lentretien des infrastructures. Seules les infrastructures de
transport reçoivent une cote inférieure à 5 sur 10, et encore,
cette cote est en hausse de 2 dixièmes de point depuis 2005!
Malgré les coupures et le désinvestissement public des dernières
années, les Québécois accordent une note de 6,1 sur 10 aux services
publics en général. Ils affirment par ailleurs dans une proportion
de 62 pour cent avoir confiance que les services publics tels
quils sont rendus actuellement améliorent la qualité de vie des
citoyens québécois et que laccès aux services publics leur est
facile.
Comptant près de 100,000 membres au Québec, le SCFP est présent
dans plusieurs secteurs dactivités, entre autres, la santé et les
services sociaux, léducation, les universités, les municipalités,
lhydroélectricité, les transports urbain et aérien, les
communications, les sociétés dÉtat et organismes publics
québécois. Il est aussi le plus important syndicat affilié de la
FTQ.
