Quebecor/Sun Media reconnaît avoir utilisé quatre scabs dans le conflit au Journal de Québec
23 août 2007
Québec, le
jeudi 23 août 2007 En toute fin daprès-midi, la
Commission des relations du travail du Québec (CRT) a émis une
ordonnance qui établit que Quebecor/Sun Media a recouru aux
services de quatre «scabs» au Journal de Québec, contrevenant ainsi
aux dispositions du Code du
travail. Lordonnance de la CRT établit que Dominique
Turcotte, directrice adjointe de la promotion, deux messagers,
Patrick Daigle et David Gaudrault et Mathieu Roy qui signait des
chroniques dans la section sportive du quotidien ont travaillé
illégalement à la publication du Journal.
Denis Bolduc, porte-parole des syndicats de
limprimerie, des bureaux et de la rédaction, a réagi en déclarant
que «Quebecor a reconnu avoir
triché en ayant recours à ces personnes» pour poursuivre la
publication du son journal malgré labsence de ses 252 employés. Du
même souffle, il a de nouveau invité la partie patronale à revenir
à la table de négociation, «seul
endroit où ce conflit peut se régler».
Rappel du lock-out au Journal de
Québec
Les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont sous le coup
dun lock-out décrété par lemployeur le 22 avril. En solidarité
avec leurs collègues jetés sur le trottoir, les employés de
limprimerie ont voté la grève à 97%. Avant le déclenchement du
lock-out, aucun des trois syndicats navaient même demandé de
mandat de grève à leurs membres.
Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent
cinq jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien
gratuit, pour rappeler leur cause à la population de Québec. Aucun
piquet de grève na été érigé par les syndiqués. Depuis la
fondation du Journal de
Québec en 1967, aucun conflit de travail navait eu lieu. Il
y a un an et demi, tous les employés syndiqués du Journal avaient accepté de reconduire
la convention collective pour un an en partenariat avec lemployeur
qui faisait face à un concurrent, Le Soleil, qui passait au format
tabloïd pour mieux le concurrencer.
Les employés salariés du Journal
de Québec sont tous membres du Syndicat canadien de la
fonction publique (SCFP-FTQ) En plus des employés du Journal, le SCFP compte 7000 membres
dans les communications au Québec et est présent dans plusieurs
autres secteurs, notamment la santé et les services sociaux, les
universités, léducation, les transports urbain et aérien, les
sociétés dÉtat et organismes publics québécois, lhydroélectricité
et les municipalités. Avec près de 100,000 membres, le SCFP reste
le plus important affilié de la FTQ qui, elle-même, est la plus
imposante centrale syndicale au Québec avec 500,000 membres.
