Garder la production d’électricité sous contrôle québécois
16 mars 2006
Québec, le jeudi 16 mars 2006 Réunis
à Québec en congrès spécial, les militants et militantes du
syndicat des employé-e-s de techniques professionnelles et de
bureau dHydro-Québec (SCFP 2000) dénoncent vivement lintention du
gouvernement de céder au secteur privé la production dénergie
éolienne. Près dune centaine de syndiqués ont dailleurs manifesté
ce midi sur la colline parlementaire pour sassurer que leur
message arrive bien aux oreilles du premier ministre. Ils ont reçu
lappui des autres syndicats dHydro-Québec affiliés au SCFP, qui
ont joint leurs rangs.
Au moment où Jean Charest affirme sa volonté
de miser sur la production délectricité comme outil de
développement au Québec, le SCFP 2000 trouve contradictoire quil
laisse à des compagnies privées le soin de développer une expertise
dans cette technologie davenir. «Il ny a aucune raison pour
que les actionnaires de quelques multinationales senrichissent sur
notre dos. Le vent appartient à tout le monde, tous les citoyens
doivent profiter de cette richesse collective», déclare Claude
Arseneault, président du syndicat.
En octobre dernier, Hydro-Québec lançait un appel doffres pour la
production de 2000 MW délectricité éolienne, qui viendront
sajouter aux quelque 1000 MW déjà prévus. Les syndicats
dHydro-Québec applaudissent ce virage environnemental et
limportance accordée à lénergie éolienne comme source
complémentaire à lhydroélectricité. Ils sopposent par contre à ce
que cette production relève de firmes privées. Celles-ci
bénéficieraient de contrats à long terme avec la société dÉtat, et
pourraient ainsi dégager des profits de taille en exploitant cette
ressource naturelle.
«La décision de nationaliser lhydroélectricité, prise en 1962
par le peuple québécois, sest avérée payante. Pourquoi ne pas
faire de même avec lénergie éolienne? Le gouvernement doit
conserver la production délectricité sous contrôle public et faire
dHydro-Québec un chef de file dans ce secteur de pointe», de
conclure Claude Arseneault.
Le SCFP représente quelque 17,500 membres dans le secteur
hydroélectrique. Le SCFP est aussi présent dans 10 autres secteurs,
entre autres, la santé et les services sociaux, léducation, les
municipalités, les sociétés dÉtat et organismes publics québécois,
les transports urbain et aérien et les communications. Comptant au
total près de 100,000 membres au Québec, il est le plus important
syndicat affilié de la FTQ.
