Plus de transparence à la SAQ
26 février 2006
Montréal, le vendredi 24 février 2006
La décision de Québec de demander au vérificateur général de se
pencher sur le dossier de la SAQ est un pas dans la bonne
direction. Cependant, la FTQ aurait aimé que le vérificateur ait un
mandat plus large afin de faire la lumière sur toutes les pratiques
commerciales et administratives de la SAQ qui soulèvent la
controverse depuis quelques semaines.
Ne pas jeter le bébé avec leau du bain
Pour la FTQ, il est clair que plusieurs ajustements à la gestion et
et à la transparence doivent être faits le plus rapidement possible
afin de rassurer la population.
Par ailleurs, le président de la FTQ, M. Henri Massé, lance un cri
dalarme face au lobby qui réclame la privatisation et qui semble
prendre une ampleur exagérée: «Tous les exemples de
privatisation dont nous disposons en Amériques du Nord,
particulièrement en Alberta, nous indiquent quil y a eu une
augmentation des prix, une diminution de la qualité des services,
une baisse de la sélection réellement disponible sur les tablettes
et une diminution des conditions de travail dans lindustrie.»
Pour la directrice québécoise du Syndicat canadien de la fonction
publique (SCFP) qui représente plus de 800 travailleurs à la SAQ,
madame Lucie Richard: «Il est faux de penser que les revenus de
lÉtat pourraient rester les mêmes. Et, à ce titre, lexemple de
lAlberta est éloquent, la province perd quelque 90 millions de
dollars par année dans cette aventure. Quel est le réel intérêt de
donner au privé une entreprise rentable pour la société québécoise?
Poser la question cest y répondre», de conclure madame
Richard.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus dun demi-million de membres.
