Le SCFP appuie le hausse des transferts aux provinces
23 février 2006
Montréal, le jeudi 23 février 2006 Le
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), qui
représente près de 10,000 employés des secteurs collégial et
universitaire au Québec, appuie sans réserve la demande dune
hausse de 4,9 milliards $ par année des transferts fédéraux aux
provinces pour léducation postsecondaire.
En préparation au Sommet sur léducation
postsecondaire et la formation professionnelle du Conseil de la
fédération qui débute demain à Ottawa, une dizaine dorganisations
ont marché ensemble dans le centre-ville dOttawa pour souligner
limportance dassurer aux établissements universitaires et
collégiaux le financement de base nécessaire à laccomplissement de
leurs missions. Lors de la manifestation, les représentants des
organisations présentes ont déposé des pièces de monnaie dans une
tirelire géante. Sur chacune des pièces, on retrouvait les
différents besoins auxquels le réseau postsecondaire doit répondre,
notamment laccessibilité, la qualité, le financement, le
développement, la mobilité sociale. On souhaitait ainsi
sensibiliser la population au fait que lenseignement supérieur est
un service public qui doit bénéficier dun financement public à la
hauteur des besoins des établissements.
«Les étudiants et les diverses associations et organisations
syndicales sont dans la rue aujourdhui pour revendiquer leur droit
à une éducation accessible et de qualité. Cette revendication est
claire: les transferts fédéraux pour léducation postsecondaire
doivent atteindre 4,9 milliards de dollars. Notre objectif est
quau sortir du Sommet, ce consensus soit épousé par lensemble des
participants. Jean Charest doit en faire son cheval de bataille et
convaincre ses homologues des autres provinces», affirme Carole
Neill, secrétaire du Conseil provincial du secteur universitaire du
SCFP.
Le syndicat, affilié à la FTQ, souligne que depuis 10 ans, le
gouvernement fédéral accumule des surplus pendant que les besoins,
en terme de qualité et daccessibilité, ne sont pas comblés. Selon
le SCFP, le financement public des institutions denseignement
postsecondaire doit être la priorité des provinces et le
gouvernement fédéral doit assumer ses responsabilités dans le
respect des compétences provinciales, par laugmentation des
transferts.
Aujourdhui et demain, le milieu de léducation et les premiers
ministres des provinces se feront entendre sur la nécessité
daugmenter les transferts fédéraux pour léducation. Selon les
partenaires québécois et canadiens de lenseignement
postsecondaire, la hausse des transferts de lordre de 4,9
milliards constitue la première étape si Stephen Harper veut
vraiment régler la question du déséquilibre fiscal. «Pendant la
dernière campagne électorale, M. Harper a pris des engagements sur
le règlement du déséquilibre fiscal. Maintenant, sil veut prouver
sa bonne foi, il doit régler le dossier des transferts pour
léducation postsecondaire dici le prochain budget», conclut
Madame Neill.
Comptant près de 100,000 membres au Québec, le SCFP représente
quelque 15,000 membres dans le secteur de léducation, dont 8000
dans les universités, principalement des employés de soutien.
Présent dans plusieurs autres secteurs dactivités, comme la santé
et les services sociaux, les municipalités, lhydroélectricité, les
transports urbain et aérien, les communications, les sociétés
dÉtat et organismes publics québécois, le SCFP est aussi le plus
important syndicat affilié de la FTQ.
