Des syndiqués des milieux collégial et universitaire dénoncent l’attentisme ministériel
23 mars 2005
Montréal, le 23 mars 2005 – Des
représentants syndicaux des réseaux collégial et universitaire
unissent leurs voix pour réitérer leur appui en faveur des
revendications du mouvement étudiant. Dans la foulée, ils dénoncent
l’attitude du ministre de l’Education, Jean-Marc Fournier, qui, par
le biais des mesures annoncées la semaine dernière, tente de
détourner les véritables enjeux de l’aide financière aux études
supérieures dans le but de faire réaliser à l’Etat de
substantielles économies sur le dos des étudiantes et étudiants.
Par leur prise de position concertée, les organisations syndicales
rappellent au ministre qu’il a la responsabilité de régler ce
conflit qui s’étend à l’échelle du Québec. A l’heure où s’installe
une mobilisation sans précédent dans l’enseignement supérieur,
plutôt que de brandir aux étudiantes et étudiants le spectre de
l’invalidation éventuelle de leur semestre, le ministre Fournier
devrait établir avec eux un dialogue véritable. Certes, ce serait
pour lui une occasion d’affirmer concrètement ses préoccupations à
l’égard de l’éducation.
Il importe que la compression de 103 millions
de dollars effectuée dans les bourses aux étudiantes et étudiants
soit éliminée. Que gagnera le Québec de demain si ce gouvernement
laisse ces jeunes commencer leur vie professionnelle criblés de
dettes ? Comment songer à fonder une famille lorsqu’on doit, des
années durant, subir une ponction majeure dans ses revenus
simplement pour avoir eu l’audace et la détermination d’acquérir
une formation supérieure ? Les étudiantes et étudiants du Québec
ont davantage besoin d’être rassurés dans leur désir de poursuivre
des études postsecondaires.
Monsieur Fournier, de jeunes adultes en devenir proclament haut et
fort leur indignation quant au sort que vous leur réservez. Le
temps n’est-il pas venu d’adopter un mode de financement plus juste
dans ce secteur vital de notre société qu’est l’éducation et de
faciliter ainsi l’égalité d’accès aux études postsecondaires
?
