Me Julius Grey défendra le maintien d’une salle de nouvelles indépendante
17 février 2005
Montréal, le jeudi 17 février 2005 – Au
terme d’un examen approfondi et d’une vaste consultation, le
syndicat des employés de CKAC (SCFP 2829) annonce qu’il porte en
appel la décision rendue par le Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes (CRTC) le 21 janvier dernier. Réunis
en assemblée générale, les employés de la première radio
francophone privée au monde ont voté, dans une forte proportion, en
faveur de ce recours exceptionnel auprès du Cabinet fédéral.
Le syndicat est particulièrement heureux
d’annoncer que Me Julius Grey, juriste chevronné dont la réputation
n’est plus à faire, a accepté de s’associer aux artisans de CKAC
pour défendre leur cause devant le gouvernement canadien.
L’exécutif syndical a également mandaté la firme d’experts
comptables Demers & Beaulne pour réaliser une analyse
indépendante sur les pertes financières de CKAC et des autres
stations du réseau Radiomédia. Dans ce cadre, les dirigeants locaux
soulignent que le SCFP poursuit son appui financier à ces démarches
pour sauvegarder la voix unique de CKAC.
Par cet appel, le syndicat entend demander au gouvernement fédéral
de réviser entièrement la décision du CRTC, en tenant compte des
graves préoccupations soulevées en matière de diversité des sources
d’information. Dans un contexte de concentration accrue des médias
et du tarissement accéléré des sources d’information, la fermeture
de la salle des nouvelles de CKAC constituerait une perte
irremplaçable pour les auditeurs montréalais et québécois.
Pour les employés, l’abandon par le CRTC des conditions de licence
actuellement imposées au chapitre de la production indépendante
concernant les heures de nouvelles locales, nationales et
internationales est inquiétante et inacceptable. Dans sa décision,
le CRTC reconnaît l’importance du maintien d’une source
indépendante et originale d’information à la radio privée, mais
paradoxalement, ne met aucun mécanisme en place pour en garantir la
continuité.
Depuis le 21 janvier dernier, des voix s’élèvent de partout au
Québec pour dénoncer ce manquement lourd de conséquences et
s’ajoutent aux quelque 6500 interventions faites auprès du CRTC
l’an dernier, contre le plan d’affaires de Corus. D’ici la date
butoir du 7 mars, Me Grey déposera auprès du gouverneur en conseil
un mémoire étoffé développant tous les arguments du syndicat à
l’appui de sa demande de révision de la décision du CRTC.
Comptant 7000 membres dans les communications au Québec, le SCFP
est présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et
les services sociaux, l’éducation, les transports urbain et aérien,
les sociétés d’État et organismes publics québécois,
l’hydroélectricité et les municipalités. Avec près de 100,000
membres, le SCFP est le plus important affilié à la FTQ.
