Le SCFP prépare la lutte aux partenariats public-privé
22 septembre 2004
Montréal, le mercredi 22 septembre 2004
– C’est de façon exceptionnelle que tous les représentants des
syndicats locaux du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP), le plus grand syndicat affilié à la FTQ, vont se réunir le
4 novembre prochain. À l’ordre du jour de cette journée d’étude
syndicale: la problématique des partenariats public-privé (PPP) et
ses diverses répercussions.
Depuis son élection, le gouvernement Charest a
souvent répété qu’il entendait recourir de plus en plus aux
partenariats public-privé (PPP) pour assurer la prestation des
services à la population. Une commission parlementaire sur la
création d’une Agence des PPP doit d’ailleurs siéger à compter du 5
octobre à Québec. Ce préjugé clairement exprimé en faveur du
recours aux PPP créé un climat malsain dans nombre de milieux de
travail.
La réunion du 4 novembre revêt un caractère exceptionnel pour le
SCFP. Normalement, l’ensemble de ses syndicats locaux affiliés est
amené à se réunir en congrès à tous les deux ans. Mais, les
intentions gouvernementales en matière de PPP sont telles, que la
direction du SCFP a estimé que tous les syndicats doivent faire le
point dès maintenant sur la question du recours aux PPP. Aussi, la
rencontre du mois de novembre a-t-elle été convoquée en ayant
recours à une disposition des statuts et règlements du SCFP qui n’a
été utilisée qu’une seule autre fois en 41 ans d’histoire du
syndicat.
Dans la lutte qu’il mène aux PPP, le SCFP-Québec part avec une
longueur d’avance par rapport à d’autres organisations syndicales,
car il bénéficie de l’expertise développée ailleurs au Canada où le
recours aux PPP a été plus fréquent qu’au Québec.
Comptant près de 100,000 membres au Québec, le SCFP est présent
dans plusieurs secteurs d’activités, entre autres, la santé et les
services sociaux, l’hydroélectricité, les municipalités, les
sociétés d’État et organismes publics québécois, les transports
urbain et aérien, les universités, l’éducation et les
communications. Il est aussi le plus important syndicat affilié de
la FTQ.
