Les négociations s’éternisent entre Longueuil et ses 600 cols bleus – 150 cols bleus expriment leur impatience au maire Olivier
13 mai 2004
Longueuil, le jeudi 13 mai 2004 – Deux ans et demi après la
création de la nouvelle ville de Longueuil, les 600 cols bleus sont
toujours en attente d’une première convention collective avec la
ville fusionnée. Commencées en février 2002, les négociations entre
la Ville et les cols bleus ne vont nulle part, bien que 46
rencontres formelles aient déjà eu lieu, dont quelque 26 séances de
médiation.
Mario Gauthier, président du syndicat des cols
bleus affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP
307, FTQ), déplore cette situation. Il se demande si la Ville de
Longueuil désire un règlement négocié. «À peu près rien n’est
réglé, pas même les clauses normatives, fait-il valoir. On
ne s’entend même pas sur les congés sociaux, c’est vous dire tout
le chemin qui reste à parcourir.» Quant au reste, il précise
que «les clauses à incidence monétaire n’ont pas été abordées
non plus et encore moins les salaires! La Ville se traîne les pieds
pour se rendre à l’arbitrage. Elle préfère qu’un tiers tranche à sa
place. C »est d’autant plus choquant que tous les autres groupes de
syndiqués ont déjà des ententes signées, ajoute-il.»
150 cols bleus expriment leur impatience
Ce matin, le maire Jacques Olivier tient, une «séance
d’information sur le contexte de la loi 9» à l’intention des
employés. On sait déjà qu’au moins 150 cols bleus ont répondu à
l’invitation du maire et se sont inscrits pour y assister. (À
compter de 10h30, au Centre Marcel-Dulude, 530 boulevard Clairevue
Ouest, arrondissement de Saint-Bruno-de-Montarville). S’ils
comptent écouter les propos du maire, ils veulent aussi lui laisser
savoir qu’une nouvelle ville doit se bâtir avec tous ses employés
et que l’administration municipale aurait tout intérêt à prendre la
voie d’un règlement négocié, plutôt que de recourir à l’arbitrage.
Le SCFP regroupe quelque 25,000 membres dans le secteur municipal
et représente environ 70% de l’ensemble des employés municipaux au
Québec. Le SCFP est aussi présent dans 10 autres secteurs
d’activités au Québec, entre autres, la santé et les services
sociaux, l’éducation, les transports urbain et aérien,
l’hydroélectricité, les sociétés d’État et organismes publics
québécois et les communications. Comptant au total près de 100,000
membres au Québec, il est le plus important syndicat affilié de la
FTQ.
