`Grève à Sainte-Béatrix – LE MAIRE ARBOUR DIT N’IMPORTE QUOI
13 mai 2003
Sainte-Béatrix, le mardi 13 mai 2003 Réagissant aux propos
du maire de Sainte-Béatrix, Daniel Arbour, publiés dans la dernière
édition de LAction, le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) dénonce la campagne de désinformation dont il fait lobjet.
Pour le syndicat, il est insensé et insultant daffirmer que les
employés municipaux ont déjà la sécurité demploi. Comment donc des
syndiqués pourraient-ils faire la grève pour obtenir quelque chose
quils auraient déjà.
Le SCFP ne cherche jamais à «tabletter» des
employés, mais plutôt à négocier les meilleures conditions de
travail pour ses membres. «La sécurité mur à mur, ce nest pas
ce que demandent les grévistes de Sainte-Béatrix. Le maire Arbour
devrait savoir quavec le développement de la municipalité, il y
aura toujours plus de travail à faire et donc aucun risque à
accorder la sécurité demploi aux personnes qui y travaillent
actuellement. À moins quil nait lintention dannoncer des
réductions de services aux citoyens», sinterroge Serge
Leboeuf, conseiller syndical.
Les prétentions du maire Arbour nont rien pour rassurer les
employés. Au contraire, cela les conforte dans leur demande dune
clause de sécurité demploi. «Si le maire Arbour ne veut pas
mettre des employés au chômage, pourquoi refuse-t-il obstinément de
linscrire, noir sur blanc, dans le contrat de travail? Voilà une
étrange contradiction.», souligne Serge Leboeuf.
Enfin, le syndicat prie les citoyens de Sainte-Béatrix de ne pas
tomber dans le piège du « bénévolat » pour la municipalité. Dans sa
lettre du 7 mai, le maire Arbour demandait à la population
deffectuer les tâches des employés syndiqués. Pour le SCFP, il ne
sagit pas de bénévolat, mais bien dun appel désespéré pour
contourner la grève et miner le rapport de force entre les
grévistes et la municipalité. Une telle implication des citoyens
serait contraire aux règles élémentaires de négociation et
risquerait de prolonger le conflit. Si, pour son bon
fonctionnement, la municipalité a besoin de la présence et du
travail de ses quatre employés, pourquoi donc ne pas leur accorder
la sécurité demploi?
