15 mars : Journée internationale de lutte contre l’islamophobie
16 mars 2026
Cette année, la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie se tient durant le ramadan, une période importante pour de nombreuses personnes musulmanes.
Le ramadan représente un mois de spiritualité, de solidarité et de réflexion durant lequel plusieurs musulmanes et musulmans observent le jeûne du lever au coucher du soleil. Il se termine par l’Aïd el-Fitr, le 20 ou le 21 mars, une fête marquant la fin de ce mois de jeûne, un moment de rassemblement familial, de partage et de générosité.
« Reconnaître ces moments significatifs contribue à mieux comprendre la diversité des réalités vécues dans notre société et dans nos milieux de travail, et rappelle l’importance du respect des convictions, des parcours et des identités de chacun. L’islamophobie existe toujours, ici comme ailleurs », d’expliquer Myriam Ayd, présidente du comité ad hoc sur la lutte contre le racisme du SCFP-Québec.
Le 15 mars souligne aussi une réalité bien présente : les préjugés, la discrimination et les actes de haine vécus par beaucoup de personnes musulmanes. Elle se manifeste par des stéréotypes ou des amalgames, des moqueries visant l’apparence, le nom ou les pratiques religieuses, des obstacles invisibles qui excluent, des portes qui se ferment, mais également dans des débats publics qui divisent et dans certaines décisions politiques qui touchent plus durement certaines personnes que d’autres.
Cette journée est aussi l’occasion de mettre en lumière la résilience des femmes musulmanes. Les réduire à des stéréotypes, c’est nier leur force, leur intelligence et leur contribution essentielle à la société. Elles sont étudiantes, professionnelles, entrepreneures, mères, travailleuses et citoyennes engagées, et participent pleinement à bâtir la société québécoise.
« Les femmes musulmanes ne forment pas un bloc uniforme. Elles sont de couleurs, d’origines et de cultures variées, mais aussi d’apparences diverses : certaines portent des talons, d’autres des uniformes, certaines des jupes, certaines ont les cheveux courts, et certaines ont un voile. Cette diversité n’est pas une contradiction : elle est le reflet de la liberté et de la richesse multiculturelle de notre société », de conclure Myriam Ayd.
Faisons le choix de nous unir pour bâtir une société plus juste, plus forte et plus solidaire, pour nous et pour les générations à venir. Nos différences existent, mais ce qui nous lie est plus grand. Reconnaître l’islamophobie, c’est refuser l’injustice.
