Violences à caractère sexuel dans les universités et dans les collèges ; le SCFP se prononce !

Dans le cadre des « journées de réflexion pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel sur les campus universitaires et dans les collèges », le SCFP-Québec était présent hier, au cégep de Chicoutimi à Saguenay, où il a fait part de ses principales préoccupations et ses demandes à la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David.

Le SCFP-Québec avait auparavant fait une enquête sur ce sujet auprès de ses membres qui travaillent dans les collèges et les universités du Québec.

À travers son Conseil provincial du secteur de l’éducation, le SCFP représente plus de 500 travailleurs réunis au sein du Conseil des collèges. Quant au Conseil provincial du secteur universitaire, celui-ci représente plus de 10 500 travailleurs dans les universités, ce qui en fait le plus grand regroupement d’employés d’universités au Québec.

De par leurs fonctions, les membres du SCFP-Québec sont aux premières loges lorsque se produisent des évènements liés à des violences à caractère sexuel (VCS) dans les établissements d’enseignement supérieur.

Le SCFP-Québec dans sa présentation prône pour de la formation pour les travailleurs et travailleuses des établissements d’enseignement supérieur afin de réagir adéquatement lors d’évènement de violence à caractère sexuel. L’organisation syndicale demande que ses membres soient mieux outillés afin de pouvoir mieux identifier et intervenir lors d’une situation de VCS.

Quant à une l’édiction d’une loi-cadre pour contraindre ces institutions à lutter contre cette violence, le SCFP-Québec croit que cette loi doit cibler toute la communauté collégiale et universitaire : les étudiants, les travailleurs et les cadres. La communauté entière doit être sensibilisée et protégée.

Le SCFP-Québec réclame du financement pour mettre à jour de l’équipement de surveillance dans les établissements. « Il est primordial que les établissements postsecondaires obtiennent un financement supplémentaire de la part du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) afin de : mener une campagne de sensibilisation ; sécuriser leur milieu de vie ; appliquer leur nouvelle politique institutionnelle ; traiter les plaintes avec diligence », peut-on lire dans le bilan de consultation du SCFP-Québec.

Le SCFP-Québec croit également que la participation active des associations étudiantes et des syndicats est une condition sine qua non au succès de l’implantation de la politique. Le SCFP-Québec espère que les directions des collèges et des universités assureront un leadership soutenu dans la lutte à ces violences à caractère sexuel.

De plus, les membres du SCFP-Québec qui travaillent dans des établissements différents et des régions distinctes ont déploré le manque d’agents de sécurité. Les campus universitaires et les collèges sont grands et les établissements ont le devoir d’assurer la sécurité des personnes.

Au-delà de mesures sécuritaires à l’intérieur des institutions, le SCFP-Québec croit que l’approche doit, dans le respect des chartes, déborder des enceintes des établissements et doit favoriser la création de tables sectorielles incluant les services d’aide aux victimes, les services policiers, les associations étudiantes, les associations de salariés, etc.

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