La tension monte entre Rivière-Rouge et ses employés municipaux

La tension monte dans les relations de travail à la municipalité de Rivière-Rouge. La soixantaine d’employés municipaux cols blancs et cols bleus sont sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2017. Plusieurs étapes dans le processus de négociation ont été franchies jusqu’à ce que cet automne, un blocage majeur survienne au sujet de la sécurité d’emploi.

Le 18 octobre dernier, 35 membres du syndicat se sont réunis en assemblée générale afin d’entendre leur comité de négociation faire rapport sur l’état de la négociation. Précédemment, le 26 septembre, syndicat et partie patronale étaient arrivées à une entente de principe, qui a été de très courte durée. En effet, la partie syndicale s’est rapidement rendu compte que la question de la sécurité d’emploi avait été oubliée.

En vertu de la convention collective précédente, 15 personnes salariées à temps complet bénéficiaient de la sécurité d’emploi, de même que 6 autres à temps partiel. Le syndicat réclame tout simplement le statu quo, à savoir le maintien de ces nombres de personnes bénéficiant de la sécurité d’emploi. Quant à la partie patronale, elle a exprimé un refus de bouger sur la question de la sécurité d’emploi.

«Les employés municipaux de Rivière-Rouge ne demandent vraiment rien d’extravagant: simplement la reconduction de règles établies à la précédente négociation de convention collective. Vu les besoins de main-d’œuvre de Rivière-Rouge et vu les standards du monde municipal québécois, c’est une demande absolument raisonnable», d’expliquer Sébastien Gagné, président de la section locale 2867 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les employés.

«Durant les négociations qui ont mené à l’entente avortée du 26 septembre, jamais l’employeur n’a abordé la question de la sécurité d’emploi. Il n’a pas non plus amorcé de travaux en comité sur la question durant les dernières années, même si la possibilité était évoquée dans une lettre d’entente», d’expliquer Mario Lamontagne, conseiller syndical au SCFP.

Le 14 juin dernier en assemblée générale, les employés municipaux avaient voté en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève.

Comptant près de 115,000 membres au Québec, le SCFP représente environ 70% de l’ensemble des employés municipaux au Québec, soit 32,240 membres.

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