Création d’un institut national d’excellence en éducation
Le SPPLRN-SCFP 5222 émet ses recommandations

Le 17 novembre, le SCFP et le Syndicat des professionnelles et professionnels Laval‒Rive-Nord (SPPLRN-SCFP 5222) ont déposé des recommandations dans le cadre de consultations publiques sur la création d’un institut national d’excellence en éducation.

Le SPPLRN représente plus de 760 professionnels dans les trois commissions scolaires suivantes: des Affluents, de Laval et de la Seigneurie-des-Mille-Îles.

«À notre avis, la création d’un institut national d’excellence en éducation est un pas dans la bonne direction. Cet institut pourrait contribuer significativement à l’atteinte des objectifs fixés par le gouvernement dans sa Politique de la réussite éducative. Nous nous sommes basés sur l’expertise de nos membres pour rédiger ce mémoire. Nous voulons ainsi contribuer à ce que l’institut soit efficace et ne reproduise pas les erreurs du passé», a expliqué Guillaume Bégin, président du SPPLRN.

Le SPPLRN est en faveur de la création d’un institut indépendant du gouvernement, au sein même du Conseil supérieur de l’éducation (CSE). Pour ce faire, il faudra modifier les structures et la gouvernance de ce dernier, tout en lui accordant des ressources financières plus importantes.

L’institut doit avoir comme objectifs de dresser la synthèse de l’état des connaissances scientifiques sur la réussite éducative et de favoriser le transfert de résultats probants vers le réseau scolaire et le public en contribuant, lorsque requis, à la formation et à l’accompagnement des intervenants.

Cette mission devra particulièrement être axée sur le développement global de l’élève dans le respect du concept de réussite éducative et en s’assurant de couvrir la triple mission de l’école qui est d’instruire, de socialiser et de qualifier la relève. Elle inclura bien entendu la collaboration du réseau universitaire, tant pour la recherche que la formation des maîtres et des professionnels.

Des collaborations avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et les conseillers pédagogiques des commissions scolaires, de même que des partenariats avec des chercheurs universitaires, experts et représentants de la communauté devraient être mis sur pied pour assurer une adhésion maximale des milieux. Pour susciter cette adhésion, la structure organisationnelle devrait rassembler, autour du personnel de l’institut, des membres du personnel enseignant et des professionnels, des experts en communication et des chercheurs universitaires.

La forme choisie de gouvernance devra ultimement permettre au conseil scientifique de choisir les approches probantes les plus efficaces à partir de critères scientifiques, de manière indépendante, dépolitisée et à l’abri de toute influence.

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