La FTQ réagit à la mise à jour économique
«Nous ne sommes pas dupes: moins d’impôts, c’est moins de services»

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) juge sévèrement les mesures annoncées dans le cadre de la mise à jour économique du gouvernement libéral. Elle aurait souhaité des réinvestissements massifs dans les grands réseaux de la santé et de l’éducation de même que dans les programmes sociaux.

«C’est choquant de la part de ce gouvernement qui a sabré sans retenue le financement des services publics et qui décide, à l’approche des élections, d’offrir des sommes dérisoires en échange de services publics dégradés. Comment aider les familles les plus pauvres avec ça», questionne le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«Les coupes imposées font mal à la population, surtout aux personnes plus démunies.  Il est faux de prétendre que le peu qu’investit Québec dans les services publics compense le manque à gagner des coupes précédentes. Il n’y a pas de quoi se “péter les bretelles”. Les Québécois et les Québécoises ne sont pas dupes», ajoute le président.

Quant à la somme de 2,6 milliards sur six ans que veut injecter Québec dans la lutte contre la pauvreté, cela est un incontournable compte tenu des besoins, selon la FTQ, qui souhaite que cela soit un véritable plan de lutte pour sortir les gens de la pauvreté.

«Pour la FTQ, l’une des meilleures façons de lutter contre la pauvreté est d’augmenter les salaires de tous, à commencer par le salaire minimum à 15$ l’heure. Mais le gouvernement libéral refuse toujours de le faire uniquement pour des raisons idéologiques, c’est décevant. L’économie va bien, c’est le temps d’agir», mentionne Daniel Boyer.

Si elle salue les investissements annoncés pour les régions, la FTQ doit une fois de plus dénoncer les milliards de dollars injectés dans le Fonds des générations. Selon la centrale, les sommes versées à la réduction de la dette seraient mieux utilisées à améliorer des services publics, par exemple dans les CHSLD, les CPE et les infrastructures.

«Les besoins ne manquent pas. Ce qu’il manque, c’est une réelle volonté politique de redonner à la population ce que ce gouvernement de l’austérité a coupé. Déshabiller Pierre pour habiller, à demi, Paul n’est pas une stratégie économique. Après trois années d’austérité pour dégager des surplus dont une partie s’accumule dans un fonds, est-ce là le plan, la vision du gouvernement», de demander le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

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